Les quantités importantes de drogue régulièrement saisies par les services de sécurité constituent un signal d’alarme qui ne saurait être ignoré.
Elles révèlent l’ampleur d’un phénomène insidieux qui menace directement l’évolution saine de la jeunesse et fragilise, à terme, l’équilibre social et moral de la société.
Face à cette réalité préoccupante, la nécessité d’une vigilance accrue s’impose comme une condition essentielle pour espérer endiguer les dérives qui entravent l’avenir des jeunes générations.
La lutte contre la toxicomanie ne peut se réduire à une simple réponse sécuritaire ou punitive, aussi indispensable soit-elle.
Si les opérations menées contre les réseaux criminels ont permis d’importants coups de filet et l’élimination de nombreux narcotrafiquants, l’expérience démontre que la répression seule ne suffit pas à enrayer durablement ce fléau.
La consommation de drogues trouve ses racines dans des causes multiples, souvent sociales, économiques et psychologiques, qui exigent une approche globale et réfléchie.
Les chercheurs et spécialistes s’accordent aujourd’hui sur la nécessité de comprendre les mécanismes qui conduisent certains jeunes vers la dépendance.
Le mal-être social, la marginalisation, l’échec scolaire, la précarité ou encore la perte de repères figurent parmi les facteurs favorisant l’extension du phénomène.
Dans ce contexte, les avancées scientifiques et médicales ouvrent des perspectives nouvelles, permettant de considérer le consommateur avant tout comme un patient nécessitant un accompagnement thérapeutique, plutôt que comme un simple délinquant.
Toutefois, cette approche humaine et préventive ne doit en aucun cas occulter la gravité des actes commis par les trafiquants de drogue.
Ces derniers, organisés en réseaux structurés, transforment un commerce illégal en une activité hautement lucrative, au mépris total de la santé publique et de la sécurité collective.
Leur responsabilité est d’autant plus lourde qu’ils sont souvent impliqués dans d’autres formes de criminalité, notamment le trafic d’armes, constituant ainsi un dangereux cocktail déstabilisateur pour les sociétés.
L’argent généré par ces pratiques mafieuses représente une menace supplémentaire.
Le blanchiment des capitaux issus du narcotrafic alimente des circuits occultes susceptibles de financer le terrorisme, de nourrir la corruption et de fragiliser les institutions.
De nombreuses nations ont payé un lourd tribut à cette économie souterraine qui gangrène l’État, affaiblit l’autorité publique et érode la confiance des citoyens.
Au-delà de ses ravages sociaux, le trafic de drogues constitue également un danger pour la stabilité politique et la morale publique.
Il engendre des désordres croissants, favorise la criminalité et compromet les efforts de développement.
Face à un phénomène transnational par essence, le débat international s’oriente de plus en plus vers une mutualisation des moyens de lutte, fondée sur la coopération entre États.
L’échange d’informations, le renforcement des contrôles douaniers aux frontières, la surveillance des flux financiers et la mise en place de barrières efficaces contre le blanchiment d’argent apparaissent comme des leviers incontournables.
La protection de la jeunesse et la préservation de la cohésion sociale passent par une mobilisation collective, conjuguant prévention, traitement, répression ciblée et coopération internationale, afin de bâtir une réponse durable face à l’une des menaces les plus sérieuses de notre époque.
Abed M.
ÉDITORIAL DKNEWS DU JOUR Drogue et société : l’urgence d’une vigilance globale pour protéger la jeunesse et la cohésion nationale
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