Banque africaine de l’énergie : L’Algérie au cœur de la dynamique continentale depuis Abuja

dknews
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La participation de l’Algérie aux travaux relatifs à l’activation de la Banque africaine de l’énergie (BAE), tenus à Abuja, au Nigeria, confirme une nouvelle fois son engagement stratégique en faveur de l’intégration énergétique du continent africain.

Représentant le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, le secrétaire général du ministère, Miloud Medjelled, a pris part à cette réunion décisive, marquant une étape importante dans le processus de mise en œuvre de cette institution continentale.

Accompagné d’une délégation composée du représentant de l’Algérie auprès de l’Organisation des producteurs de pétrole africains, ainsi que de cadres du ministère et du groupe Sonatrach, Miloud Medjelled a participé aux échanges visant à définir les mécanismes opérationnels nécessaires à l’activation rapide de la BAE.

Cette rencontre s’est tenue en marge de la 9ᵉ édition du Salon et de la Conférence internationale sur l’énergie du Nigeria, organisée du 2 au 5 février, un rendez-vous majeur pour les acteurs du secteur énergétique africain.

Les discussions ont porté essentiellement sur les moyens de renforcer le rôle de la Banque africaine de l’énergie dans le financement des projets énergétiques structurants, afin de soutenir le développement durable et de consolider la coopération régionale.

La visite du nouveau siège de la BAE par la délégation algérienne a également permis de constater l’état d’avancement des infrastructures destinées à accueillir les futures activités de la banque.

Cette présence algérienne illustre une volonté affirmée de soutenir les initiatives africaines visant à promouvoir l’investissement et à développer des solutions de financement innovantes.

Selon l’expert en énergie Baghdad Mandouche, cette participation s’inscrit dans une dynamique stratégique portée par l’Algérie, qui préside actuellement le groupe de travail chargé de la mise en place des mécanismes de fonctionnement de la banque, laquelle compte à ce jour seize États membres.

L’Afrique dispose d’un potentiel énergétique considérable, encore largement sous-exploité, alors même que près de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité ou au gaz.

Cette situation contraste fortement avec celle de l’Algérie, qui affiche un taux de raccordement à l’électricité de 100 % et un accès au gaz domestique couvrant environ 75 % de la population, un chiffre qui atteint presque la totalité si l’on inclut les solutions alternatives.

L’expert met également en avant le projet stratégique du gazoduc transsaharien reliant le Nigeria, le Niger, l’Algérie et l’Italie.

Ce projet structurant, destiné à sécuriser une part importante des besoins énergétiques européens, pourrait bénéficier du financement de la Banque africaine de l’énergie, renforçant ainsi la place de l’Afrique sur l’échiquier énergétique mondial.

Dans cette nouvelle dynamique africaine, l’Algérie apparaît comme un acteur moteur, appelée à jouer un rôle de locomotive grâce à son expertise confirmée dans l’exploration, l’exploitation, le transport et la liquéfaction du gaz.

La coopération énergétique continentale se dessine désormais comme un levier majeur de développement, fondé sur le transfert de compétences, la formation et le partage d’expérience, au service d’une Afrique intégrée et souveraine.

Abed MEGHIT

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