L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé, mardi, un appel aux contributions d’un milliard de dollars pour soutenir les services de santé essentiels dans les pays qui subissent les situations d’urgence les plus graves en 2026.
« Ces fonds soutiendront une réponse sanitaire dans 36 zones d’urgence, notamment à Ghaza et au Moyen-Orient, au Soudan, en République démocratique du Congo, en Haïti et en Birmanie », a déclaré devant la presse à Genève, Chikwe Ihekweazu, directeur exécutif du Programme de gestion des urgences sanitaires de l’OMS.
« Nous sommes profondément inquiets face à l’ampleur des besoins et à la manière dont nous pourrons y répondre », a-t-il ajouté. L’an dernier, l’OMS avait demandé 1,5 milliard de dollars, mais n’avait finalement reçu que 900 millions de dollars. « C’est l’une des raisons pour lesquelles, cette année, nous avons légèrement révisé notre demande à la baisse afin de la caler davantage sur les moyens réellement disponibles, compte tenu de la situation mondiale et des contraintes auxquelles sont confrontés de nombreux pays », a expliqué M. Ihekweazu.
L’an dernier, l’OMS a répondu à 50 urgences sanitaires dans 82 pays, ce qui a permis d’aider plus de 30 millions de personnes avec des services essentiels. Selon l’OMS, quelque 250 millions de personnes vivent dans des situations de crises humanitaires qui les privent notamment d’accès aux soins. M. Ihekweazu a souligné que 2025 avait été une année « exceptionnellement difficile » : « les coupes dans le financement mondial ont contraint 6.700 établissements de santé, dans 22 contextes humanitaires, à fermer ou à réduire leurs services, privant 53 millions de personnes d’accès aux soins ».
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a reconnu lundi que l’année écoulée « a été indéniablement l’une des plus difficiles de l’histoire de l’organisation ».
