Lutte contre le cancer : La stratégie nationale globale a permisde réaliser des acquis importants

dknews
11 Min Read

L’Algérie a adopté une stratégie nationale globale de prévention et de lutte contre le cancer, qui lui a permis de réaliser des acquis importants, et ce, en application des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune conformément à son engagement d’assurer des soins de qualité au citoyen.

Dans le cadre de cette démarche, la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, installée par le président de la République le 4 février 2024 (Journée mondiale contre le cancer), veille à appliquer cette stratégie, basée sur la prévention, le dépistage et le diagnostic précoces pour améliorer le parcours du patient, la formation et la recherche, l’objectif étant de réduire les taux d’atteinte et d’augmenter les chances de survie.
Dans ce cadre, le président de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, Pr Adda Bounedjar, a indiqué, à l’APS, que l’Algérie recense plus de 55 000 cas de cancer par an, ce qui l’a amenée à renforcer ses efforts pour faire face à cette maladie.
Soulignant l’importance du diagnostic précoce pour préserver la vie du malade, le Pr Bounedjar a souligné que grâce aux efforts considérables déployés, l’Algérie a réussi à atteindre un taux de 50% de dépistage au premier stade de la maladie et ambitionne d’atteindre 60% en 2030, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui considère que l’efficacité de tout programme dépend du diagnostic précoce, des délais de prise en charge et de l’examen du cas par au moins 3 médecins spécialistes.
Le Pr Bounedjar a fait observer également que le taux de diagnostic du cancer du sein à un stade avancé était estimé à 40 % en 2000, contre 18 % actuellement, ce qui constitue un indicateur positif à l’actif de l’Algérie, qui œuvre à réduire ce taux à moins de 10 %, précisant que l’âge moyen d’atteinte est passé de 47 à 52 ans.
Parallèlement, la stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer repose sur la prévention en tant que pilier fondamental pour éviter la maladie.
Celle-ci englobe la réduction de l’obésité, la lutte contre le tabagisme, l’amélioration de l’activité physique, une alimentation saine, en sus de la vaccination contre les cancers induits par le papillomavirus humain, à l’instar du cancer du col de l’utérus.
Dans ce cadre, le président de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer a révélé que l’Algérie s’emploie à lancer prochainement une campagne de vaccination contre certains types de cancers, cette mesure ayant démontré son efficacité dans de nombreux pays.
Pour ce qui est de l’amélioration du parcours du patient, l’Algérie veille à sensibiliser à l’importance du dépistage et du diagnostic précoces et à assurer un protocole thérapeutique clair pour les patients, en veillant à garantir la disponibilité des médicaments, de la chirurgie et de la radiothérapie, jusqu’aux soins palliatifs.
Elle s’emploie également à renforcer la formation dans plusieurs spécialités connexes et à développer la recherche scientifique dans le domaine de la lutte anti-cancer.

Les Etablissements hospitaliers spécialisés de Sétif et d’Adrar signent une convention de jumelage

Une convention de jumelage a été signée récemment entre les Etablissements hospitaliers spécialisés (EHS) de lutte contre le cancer de Sétif et d’Adrar dans l’optique de renforcer la coopération sanitaire entre les wilayas du nord et du sud du pays en matière d’oncologie.
La directrice de l’EHS de Sétif, Nadjet Akhnak, a précisé, mardi dans une déclaration à l’APS, que cette convention prévoit « le déplacement régulier de délégations médicales de l’EHS de Sétif, en fonction des besoins exprimés aux plans médical, chirurgical et technique, ainsi que des auscultations médicales spécialisées au profit de patients atteints de cancer dans la wilaya d’Adrar ». Elle a ajouté qu’une équipe médicale de l’EHS anticancer de Sétif, conduite par le chef du service d’oncologie, le Pr Hocine-Adlane Dib, a « récemment entamé des missions dans la wilaya d’Adrar qui lui ont permis d’examiner 80 patientes dans le cadre de la consolidation de la prise en charge des malades » et de « l’échange d’expertises entre les deux établissements, en attendant le déplacement d’une autre équipe médicale dès la semaine prochaine ».
Au plan pédagogique, Mme Akhnak a indiqué qu’au titre de la convention de jumelage, des journées de formation seront organisées au profit des équipes médicales et paramédicales de l’EHS d’Adrar, au cours desquelles les dernières techniques de lutte contre les maladies cancéreuses et les meilleures pratiques de soins sont abordées.
Selon la même source, cette convention constitue « une étape importante dans le renforcement de la coopération sanitaire et l’échange d’expertises entre équipes médicales, contribuant ainsi à rapprocher les services médicaux spécialisés des citoyens, notamment dans les zones éloignées, et à améliorer la qualité des soins dans les différentes régions du pays ».

Rencontre à Alger sur le renforcement de la prévention contre le cancer

Une rencontre regroupant des associations d’aide aux cancéreux a été organisée, mardi à Alger, en vue de renforcer la coordination entre les secteurs, les organismes publics et la société civile pour la prévention et la lutte contre cette maladie.
Organisée par la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, en collaboration avec la Fédération algérienne des patients atteints de cancer, cette rencontre a pour objectif d’examiner les voies de renforcer la coopération et la coordination entre les secteurs, les organismes publics et la société civile pour la prévention et la lutte contre cette maladie.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, le président de la Commission, Pr Adda Bounedjar, a fait savoir que cette rencontre, qui coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, réunit plus de 70 associations à l’échelle nationale et s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer 2025-2035.
Cette rencontre, a-t-il ajouté, sera marquée par l’organisation de quatre ateliers de travail portant sur la prévention du cancer à travers le dépistage précoce, notamment pour certains types de cancer les plus répandus, tels que le cancer du sein et de la prostate, ainsi que sur le rôle des associations dans la transmission d’une information fiable et les procédés de coopération entre les différents secteurs concernés par cette maladie et la société civile, rappelant la campagne de vaccination que l’Algérie s’apprête à lancer, cette année, contre certains types de cancer.
S’agissant des médicaments anticancéreux, Pr. Bounedjar a précisé qu’ils sont « disponibles, notamment en ce qui concerne l’immunothérapie et les thérapies ciblées, tandis qu’une nouvelle dotation est attendue au cours de cette année ».
Pour sa part, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri a salué l’organisation de cette rencontre qui, a-t-il dit, intervient dans « une conjoncture où les institutions de l’Etat renforcent leur approche globale en matière de prévention de cette maladie et de prise en charge des patients, suivant une stratégie intégrée où l’industrie pharmaceutique occupe une place importante », mettant en avant « l’importance majeure qu’accorde le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à la stratégie nationale de prévention contre le cancer ».
Il a, en outre, souligné la « responsabilité centrale » de son secteur dans la réussite de la stratégie nationale, à travers « la fourniture des médicaments destinés au traitement de cette maladie et la poursuite du développement de leur fabrication locale, dans le cadre du renforcement de la souveraineté sanitaire et pharmaceutique, et en vue d’éviter toute perturbation d’approvisionnement liée aux importations », relevant que le marché pharmaceutique national « compte 10 établissements spécialisés dans la production de médicaments anticancéreux, assurant la production de 450 médicaments ».
De son côté, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Soraya Mouloudji a salué le rôle du mouvement associatif dans ce domaine, qui constitue, a-t-elle dit, un « levier essentiel des différentes politiques adoptées en matière de lutte contre le cancer et le renforcement des mécanismes de prévention, tout en apportant le soutien nécessaire aux malades, notamment sur le plan psychologique ».
Pour la ministre, la lutte contre cette maladie requiert « l’intensification des efforts de prévention pour limiter sa propagation, la lutte contre ses causes et l’accompagnement des patients selon les protocoles thérapeutiques en vigueur », soulignant que son secteur « veille à la protection de la femme sur tous les plans, notamment sanitaire », de même qu’il assure son accompagnement à travers les actions de sensibilisation, d’autant que « le cancer du sein arrive en tête des cancers touchant les femmes à l’échelle mondiale ».
Pour sa part, le Secrétaire général du ministère de la Santé, Mohamed Talhi, a précisé que cette rencontre reflétait « la volonté commune des différents acteurs notamment les institutions officielles, les organisations internationales, et les experts et associations, de faire face à l’un des défis sanitaires les plus graves de notre époque ».
La présidente de la Fédération algérienne des associations de patients atteints de cancer, Mme Hamida Kettab a, quant à elle, insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts afin de garantir « une prise en charge optimale des malades ».

Share This Article
Leave a Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *