La filière avicole occupe une place stratégique dans la politique nationale de sécurité alimentaire.
À Sétif, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine El-Mahdi Oualid, a supervisé l’ouverture du 3ᵉ Salon international de l’aviculture, des aliments de bétail et des vétérinaires, affirmant la volonté de l’État d’accompagner durablement cette activité essentielle.
Réunissant 72 exposants, dont plusieurs opérateurs étrangers, cet événement constitue une plateforme d’échange entre investisseurs, producteurs et décideurs publics.
Le ministre a indiqué que sa présence visait à soutenir les efforts déployés par les acteurs de la filière, qui contribue de manière significative à l’approvisionnement du marché national en viande blanche à des prix accessibles.
M.Oualid a mis en avant les mesures prises pour sécuriser l’approvisionnement en intrants, notamment le maïs en grain, dont la disponibilité conditionne l’équilibre de la filière.
Des dispositions urgentes ont été mises en œuvre pour éviter toute perturbation, tandis que des efforts sont engagés pour la constitution d’une réserve stratégique.
L’enjeu, selon le ministre, est de maintenir un équilibre durable entre la protection du consommateur, la rentabilité des investisseurs et la pérennité de l’activité.
Cet équilibre passe par une gestion rigoureuse des coûts de production, une implication accrue des professionnels dans la prise de décision et un accompagnement constant des pouvoirs publics.
La protection sanitaire du bétail constitue un autre axe prioritaire.
Des mesures réglementaires sont en cours pour permettre l’ouverture de laboratoires spécialisés dans la santé animale et végétale, offrant ainsi de nouvelles perspectives d’emploi aux ingénieurs et diplômés des filières scientifiques.
Par ailleurs, la création annoncée d’un ordre des vétérinaires vise à renforcer le rôle de cette profession et à en faire une force de proposition au service du secteur.
Le président de la Chambre nationale de l’agriculture a salué l’attention accordée par l’État à l’aviculture et à l’élevage, soulignant leur rôle central dans la stabilité du marché, la sécurité alimentaire et la préservation du pouvoir d’achat.
À travers ces orientations, l’Algérie confirme son engagement à bâtir une filière avicole moderne, structurée et résiliente, capable de répondre aux besoins de la population tout en soutenant l’investissement et l’emploi des jeunes.
Abed MEGHIT
