Production pharmaceutique : Vers une numérisation globale du secteur en 2026 (ministre)

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Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, M. Ouacim Kouidri, a mis en avant, dimanche à Alger, la priorité accordée par son département ministériel à la réalisation d’une numérisation globale du secteur en 2026, notamment en matière de services administratifs, de dossiers d’enregistrement des produits pharmaceutiques et d’intégration du système de sérialisation des médicaments.

Lors d’une audition devant la Commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle de l’Assemblée populaire nationale (APN), en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djilali, M. Kouidri a indiqué que le secteur de l’Industrie pharmaceutique mettra en place un système numérique dédié au dépôt des dossiers des programmes d’importation et des demandes d’agrément à distance, afin de « garantir la transparence et la célérité dans le traitement ».
Le ministère compte, en outre, numériser intégralement l’enregistrement des produits pharmaceutiques au niveau de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) et intégrer le système de sérialisation dans le cahier des charges afin d’assurer la traçabilité des médicaments et de protéger ainsi les consommateurs contre les produits contrefaits.
Mettant en avant les étapes franchies par l’Algérie en matière de renforcement de la production pharmaceutique locale, le ministre a rappelé que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué les résultats qualitatifs réalisés par l’Algérie dans ce domaine vital, la considérant comme « un pôle régional qualifié pour l’approvisionnement du continent africain en médicaments et dispositifs médicaux répondant aux normes internationales de qualité et de sécurité ».

Il a souligné, dans le même ce contexte, que la Foire commerciale intra-africaine (IATF), organisée en septembre dernier en Algérie, a « constitué une plateforme stratégique pour faire connaître le produit pharmaceutique algérien, montrer sa compétitivité et explorer les opportunités de partenariat industriel et commercial avec les opérateurs africains ».
A cet égard, M. Kouidri, a fait savoir que le ministère a mis en place un plan « opérationnel » pour encourager l’exportation des produits pharmaceutiques, à travers l’accompagnement des unités industrielles pour l’obtention de la certification internationale, en droite ligne avec la stratégie de l’Etat visant à diversifier les exportations hors hydrocarbures et à ériger l’Algérie en pôle industriel continental.
Rappelant que le taux de couverture du marché national par la production locale de médicaments a atteint près de 83% jusqu’à décembre 2025, le premier responsable du secteur a précisé que cette dynamique s’est traduite par une baisse de la facture d’importation, de 1,25 milliard de dollars en 2022 à 718 millions de dollars en 2023, puis à 515 millions de dollars en 2024.
Ce taux devrait reculer davantage en 2025, a-t-il ajouté.
Quant aux exportations, le ministre a indiqué que leur valeur a doublé, passant de 6,12 millions de dollars en 2023 à 23,15 millions de dollars en 2024, soit un taux de croissance dépassant les 300%, soulignant que ce taux devrait doubler en 2025, ce qui reflète « l’amélioration de la compétitivité du produit national et la confiance régionale et internationale croissante dans l’industrie pharmaceutique algérienne ».

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