Après plus d’un an et demi de fermeture quasi totale, le passage terrestre de Rafah, situé au sud de la bande de Ghaza et reliant l’enclave palestinienne à l’Égypte, a été partiellement rouvert dimanche, marquant une évolution notable dans la situation humanitaire et sécuritaire de la région.
Selon des médias palestiniens cités par l’agence Wafa, cette réouverture intervient dans le cadre d’une phase expérimentale visant à faciliter les déplacements des Palestiniens entrant et sortant de Ghaza.
Le responsable de la communication au bureau de l’Union européenne à El Qods occupée, Shadi Othman, a précisé que l’objectif principal de cette étape est d’assurer une ouverture du terminal dans les deux sens, permettant une circulation plus fluide des habitants de l’enclave. Il a souligné que le rôle de l’Union européenne au niveau du passage de Rafah se limite au contrôle et à la supervision, conformément aux accords en vigueur, notamment l’Accord de 2005. Cette mission vise à garantir le respect des normes établies et à assurer un fonctionnement encadré du terminal, dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques et sécuritaires.
Shadi Othman a rappelé que l’UE avait déjà été impliquée lors de précédentes phases d’ouverture du passage, notamment durant la première trêve, période au cours de laquelle plusieurs Palestiniens avaient pu quitter la bande de Ghaza. Cette expérience antérieure constitue une référence pour la gestion actuelle de la réouverture partielle.
Pour rappel, le 7 mai 2024, l’armée d’occupation sioniste avait pris le contrôle de la partie palestinienne du terminal de Rafah, entraînant sa fermeture totale et interrompant à la fois le passage des personnes et l’acheminement de l’aide humanitaire.
La réouverture, même partielle, est ainsi perçue comme un soulagement relatif pour une population durement éprouvée par le blocus et les restrictions prolongées.
Par Abed Meghit
