Entre innovation et coopération africaine : L’Algérie renforce son partenariat avec l’ONU pour propulser l’entrepreneuriat et les start-up

dknews
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 L’Algérie poursuit avec constance sa stratégie de positionnement en tant que pôle africain majeur de l’économie de la connaissance et de l’innovation.

Cette orientation a été réaffirmée lors de la rencontre tenue à Alger entre le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, et le Secrétaire général adjoint des Nations unies, également Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete.

Une rencontre de haut niveau qui a permis d’examiner en profondeur les perspectives de coopération entre l’Algérie et les Nations unies dans le domaine de l’entrepreneuriat innovant, des start-up et des micro-entreprises, piliers désormais incontournables de la diversification économique.

Tenue au siège du ministère, cette audience s’inscrit dans un contexte continental marqué par la recherche de nouveaux modèles de croissance, capables de répondre aux défis économiques, sociaux et technologiques auxquels font face les pays africains.

À cette occasion, le ministre Noureddine Ouadah a présenté une vision globale et structurée des efforts consentis par l’Algérie depuis la création de son département ministériel en 2020, soulignant que la promotion de l’économie fondée sur la connaissance constitue un choix stratégique irréversible, porté au plus haut niveau de l’État.

Le ministre a mis en lumière les différentes étapes de construction de l’écosystème national de l’innovation, rappelant que celui-ci repose sur un ensemble cohérent de mécanismes visant à encourager l’initiative privée, faciliter l’accès au financement et assurer un accompagnement de proximité aux porteurs de projets.

Il a notamment insisté sur les dispositifs dédiés aux micro-entreprises, considérées comme un levier essentiel pour la création d’emplois durables, la valorisation des compétences locales et l’intégration progressive de l’économie informelle dans le circuit officiel.

Dans son exposé, Noureddine Ouadah a également souligné l’importance des facilitations administratives et réglementaires mises en place pour stimuler l’entrepreneuriat, citant le renforcement du cadre juridique des start-up, la simplification des procédures, ainsi que le recours généralisé aux services numériques.

Cette digitalisation accrue, a-t-il expliqué, permet non seulement de réduire les délais et les coûts, mais aussi d’instaurer davantage de transparence et de confiance entre l’administration et les jeunes entrepreneurs.

Le capital humain, et en particulier la jeunesse, a occupé une place centrale dans l’intervention du ministre.

Selon lui, l’Algérie dispose d’un potentiel humain considérable, dont l’énergie, la créativité et les compétences constituent la véritable richesse du pays.

C’est dans cette optique que de nouveaux mécanismes d’encadrement, de formation et de mentorat ont été déployés afin de favoriser l’émergence d’une génération d’entrepreneurs capables de rivaliser sur les marchés régionaux et internationaux.

Parmi les initiatives phares évoquées figure la Conférence africaine des start-up, qu’abrite l’Algérie depuis son lancement en 2022.

Qualifié de plus grand événement technologique du continent africain, ce rendez-vous est devenu, en quelques éditions, une plateforme incontournable d’échanges, de partenariats et d’opportunités d’affaires.

Le ministre a souligné que la vision actuelle dépasse le cadre national, en misant sur l’accès des start-up algériennes et africaines aux marchés mondiaux à partir du vaste et prometteur marché africain, dans un esprit d’intégration et de coopération Sud-Sud.

De son côté, Claver Gatete a exprimé la pleine disponibilité de la Commission économique pour l’Afrique et, plus largement, des Nations unies, à accompagner l’Algérie dans le développement de son écosystème entrepreneurial.

Saluant l’expérience algérienne, qu’il a qualifiée de modèle à suivre, le responsable onusien a estimé que l’orientation franche vers la diversification économique et la promotion de l’entrepreneuriat constitue une réponse pertinente et audacieuse aux défis structurels auxquels sont confrontées de nombreuses économies africaines.

Il a souligné que le soutien aux start-up et aux micro-entreprises ne doit pas se limiter aux phases initiales, mais s’étendre à l’ensemble du cycle de développement, depuis l’idéation jusqu’à l’accès aux marchés et au financement à grande échelle.

Dans cette perspective, la coopération entre l’Algérie et les institutions africaines et internationales apparaît comme un facteur déterminant pour mutualiser les expériences, partager les bonnes pratiques et accélérer la transformation économique du continent.

Au terme de la rencontre, les deux parties ont convergé sur l’importance stratégique de l’échange d’expériences entre les pays africains afin de faire face aux défis actuels et d’assurer une croissance rapide, inclusive et durable.

Elles ont souligné que l’expérience algérienne, portée par un appui politique fort, un cadre juridique incitatif, une infrastructure numérique en constante évolution et des mécanismes de financement adaptés, constitue une source d’inspiration pour de nombreux pays africains.

Dans un contexte international marqué par des mutations rapides et des incertitudes économiques, cette rencontre illustre la volonté de l’Algérie de s’inscrire résolument dans une dynamique africaine et mondiale fondée sur l’innovation, la coopération et la valorisation du savoir.

Elle confirme également que l’entrepreneuriat, lorsqu’il est soutenu par une vision claire et des partenariats solides, peut devenir un puissant moteur de développement et un vecteur d’espoir pour la jeunesse africaine.

Abed MEGHIT

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