La composition et le fonctionnement de la Commission spécialisée de l’aide aux arts et aux lettres fixés par décret exécutif (JO)

dknews
6 Min Read

Le décret exécutif no 26-73, fixant la composition et le fonctionnement de la Commission spécialisée de l’aide aux arts et aux lettres, ainsi que les conditions et les modalités de son attribution, a été publié au Journal officiel (No 06).

Composé de six chapitres et de 32 articles, ce décret exécutif, signé par le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, établit le cadre juridique général de l’aide publique aux arts et aux lettres en Algérie et organise les modalités de soutien aux activités artistiques et littéraires à travers un dispositif institutionnel placé sous l’autorité du ministère de la Culture et des Arts.

Le décret stipule que l’aide est destinée aux personnes physiques de nationalité algérienne ainsi qu’aux personnes morales de droit algérien actives dans les domaines des arts et des lettres.

Cette aide s’inscrit dans les programmes du ministère et couvre la création artistique qui inclut notamment, le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, les spectacles, les expositions, les événements culturels, la recherche artistique, les ateliers et résidences, ainsi que la promotion des œuvres algériennes à l’étranger.

La création littéraire, deuxième axe principal couvert par cette aide, concerne, elle, l’écriture, l’édition, l’impression, la traduction, l’achat de droits, les publications périodiques et la bande dessinée, ainsi que la participation aux salons du livre et l’organisation d’activités littéraires.

La gestion de l’aide est confiée à une commission spécialisée de 13 membres: neuf experts des arts et des lettres, trois représentants du ministère et le directeur du Centre national du livre (CNL), nommés pour un mandat d’une année renouvelable une seule fois et se devant de, justifier d’une expérience avérée, jouir de leurs droits civils et respecter les principes d’indépendance, de neutralité, de confidentialité et d’absence de conflit d’intérêts.

Le décret exécutif précise que la commission fonctionne selon un règlement intérieur approuvé par la ministre de la Culture et des Arts.

Ladite commission examine les dossiers déposés auprès du ministère, évalue les projets selon des critères artistiques, littéraires, techniques et socioculturels, puis rend un avis motivé transmis à la ministre, seule habilitée à décider de l’attribution de l’aide, laissant aux demandeurs la possibilité d’introduire un recours en cas de refus.

Le décret indique également que l’aide est réservée à des projets nouveaux, précisant que les candidats ayant déjà bénéficié d’un soutien public sans réaliser leur projet en seront exclus et que l’attribution de cette aide donne lieu à une convention fixant les engagements, les modalités de versement, de suivi, de contrôle et les délais d’exécution, ajoutant que les fonds, incessibles, seront versés sur un compte spécial au nom du bénéficiaire.

L’utilisation des fonds est soumise à un contrôle, selon les dispositions de ce décret, qui stipule également qu’en cas de manquement, la ministre eut prononcer l’exclusion, la suspension ou l’annulation de l’aide, ainsi que le remboursement des sommes.

L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh a accueilli, mercredi, un spectacle musical et artistique, à l’occasion de la Fête du printemps chinois, célébrant le Nouvel An.

Le spectacle s’est déroulé en présence de la ministre de la Culture et des Arts, Mme Malika Bendouda, de l’ambassadeur de Chine en Algérie, M. Dong Guangli, ainsi que d’un large public de tous âges, qui a pu apprécier, pendant près de deux heures, des pièces musicales traditionnelles et des tableaux artistiques inspirés du folklore populaire chinois, exécutés par la troupe de Gansu.

A cette occasion, Mme Bendouda a indiqué que la présentation de ce spectacle en Algérie « témoigne de la profondeur des relations unissant l’Algérie et la Chine, lesquelles sont fondées sur l’amitié, le respect mutuel et la coopération constructive dans les domaines politique, économique et culturel ».

Le public a ainsi assisté à des prestations de haut niveau présentées par la troupe de Gansu, reconnue pour son engagement dans la préservation du patrimoine musical et artistique authentique de la Chine.

Le spectacle a été marqué par des pièces musicales traditionnelles interprétées à l’aide d’instruments chinois ancestraux, ainsi que des tableaux artistiques inspirés du folklore populaire, reflétant la richesse et la diversité du patrimoine culturel chinois.

La Fête du printemps chinois, également connue sous le nom de Nouvel An chinois, est l’une des fêtes traditionnelles les plus anciennes et les plus importantes en Chine. Elle symbolise le renouveau, les nouveaux départs, le rassemblement familial et la diffusion des valeurs d’optimisme et de paix.

Cette célébration est étroitement liée à des rituels artistiques et culturels transmis de génération en génération, notamment la musique et les danses populaires, qui constituent un moyen d’expression de l’identité culturelle chinoise.

L’organisation de ce spectacle s’inscrit dans le cadre de la coopération culturelle entre l’Algérie et la République populaire de Chine, en coordination entre l’Opéra d’Alger et l’ambassade de Chine en Algérie, selon les organisateurs.

Share This Article
Leave a Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *