L’année 2025 s’achève sur un bilan globalement positif pour le marché de l’emploi dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, qui confirme sa capacité de résilience et d’adaptation dans un contexte économique national marqué par des mutations profondes.
Avec 26 441 postes d’emploi créés, la wilaya affiche une performance encourageante, traduisant une dynamique économique soutenue, même si des défis structurels persistent, notamment en matière de qualification de la main-d’œuvre.
Les chiffres communiqués par la Direction de l’Emploi révèlent une vitalité notable du tissu économique local.
Le secteur économique a, à lui seul, généré près de 5 000 postes permanents, dont plus de 77 % ont été rapidement intégrés au circuit productif.
Cette capacité d’absorption témoigne d’une amélioration des mécanismes de recrutement et d’une meilleure adéquation entre l’offre et la demande, malgré certaines lenteurs administratives concernant le reliquat des postes.
La répartition sectorielle de l’emploi permanent offre une lecture claire de la vocation économique de la wilaya.
Le secteur des services, notamment le transport et le commerce, arrive en tête avec 1 666 postes créés, confirmant le rôle de Sidi Bel Abbès comme carrefour logistique régional.
L’industrie et le BTPH, avec respectivement 1 061 et 1 015 emplois, demeurent des piliers essentiels de la création de valeur ajoutée, tandis que l’agriculture, bien que représentant un volume plus modeste d’emplois permanents, conserve une importance stratégique dans les politiques de développement territorial.
Parallèlement à l’emploi structurel, les dispositifs conjoncturels ont joué un rôle déterminant dans la stabilisation sociale.
Plus de 22 500 opportunités ont été ouvertes à travers les programmes de développement, ciblant en priorité les secteurs de l’agriculture et du patrimoine forestier.
Ces mécanismes ont permis d’atténuer les effets du chômage, tout en valorisant les ressources naturelles et en soutenant l’activité dans les zones rurales.
Cependant, le rapport met en lumière une problématique persistante liée au déficit de qualification.
Environ 26 % des demandeurs d’emploi recensés sont dépourvus de diplôme ou de compétence technique, représentant plus de 10 000 jeunes en situation de vulnérabilité.
Face à ce constat, les autorités locales misent sur une stratégie de réinsertion par la formation professionnelle, considérée désormais comme un impératif économique majeur.
Les indicateurs confirment une tendance encourageante, avec une baisse sensible du nombre de demandeurs d’emploi, passé de 44 000 en 2024 à un peu plus de 39 000 en 2025.
Cette évolution positive reflète les effets conjugués des politiques de création d’emplois, de formation et d’accompagnement, dessinant les contours d’un marché du travail en mutation, orienté vers la valorisation du capital humain et la consolidation d’une croissance inclusive et durable.
Abed MEGHIT
