La Commission des droits de l’homme des Nations unies au Soudan du Sud a averti que l’escalade dans l’Etat de Jonglei accroîtrait considérablement le risque de violences de masse contre les civils et compromettrait l’accord de paix.
La commission indépendante, formée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, a déclaré dans un communiqué publié lundi sur le site de l’ONU, que l' »escalade actuelle (au Soudan du Sud) n’est pas isolée, mais s’inscrit dans un contexte de crise politique plus large, résultant des violations continues de l’accord de paix dans un environnement déjà tendu (…) ».
A cet effet, elle a appelé toutes les parties à « cesser immédiatement toute rhétorique incendiaire et à mobiliser leurs forces pour apaiser les tensions ».
La Commission a, en outre, appelé les partenaires régionaux et internationaux à « reprendre d’urgence leurs efforts pour préserver l’accord de paix » et à « faire pression sur les dirigeants du Soudan du Sud pour qu’ils reviennent sur la voie politique qu’ils avaient choisie ».
La Commission des droits de l’homme des Nations unies au Soudan du Sud avait déjà exprimé, la semaine passée, sa préoccupation face à la détérioration de la situation politique et sécuritaire dans le pays et appelé à la désescalade, à la suite de la reprise des combats dans l’Etat de Jonglei, avertissant contre « une grave détérioration de l’accord de paix revitalisé ».
En septembre 2018, le président Salva Kiir et son rival, le vice-président Riek Machar ont signé en Ethiopie un accord de paix prévoyant notamment un cessez-le-feu permanent.
Ils ont également convenu de former un gouvernement d’union et de procéder à une profonde restructuration des institutions publiques durant une période de transition.
Celle-ci doit s’achever en décembre 2026 par la tenue de l’élection présidentielle.
Soudan du Sud : L’ONU met en garde contre l’escalade de la violence dans l’Etat de Jonglei
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