Mozambique : De fortes pluies et des inondations aggravent la situation humanitaire dans le pays

dknews
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La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples de l’Union africaine a exprimé sa « profonde préoccupation » face à la dégradation de la situation humanitaire en République du Mozambique, à la suite des inondations provoquées par des pluies exceptionnellement abondantes.
Dans un communiqué de presse publié samedi, la Commission a indiqué que « les inondations ont particulièrement touché les provinces de Gaza, Maputo, Inhambane et Sofala, ainsi que d’autres régions du centre et du sud du pays », précisant que « plus de 513 000 personnes ont été affectées par les fortes pluies et les inondations, dont plus de la moitié sont des enfants, tandis que plus de 50 000 personnes ont trouvé refuge dans des centres d’hébergement temporaires ».
Le communiqué souligne que « les inondations ont causé d’importants dégâts aux infrastructures et aux services essentiels, notamment les routes, les ponts, les centres de santé et les terres agricoles, perturbant considérablement l’acheminement des approvisionnements et l’accès à l’aide humanitaire ».
A cet égard, la Commission a fait part de ses « inquiétudes quant à l’augmentation des risques de maladies hydriques, des problèmes nutritionnels, ainsi que des interruptions de l’accès à l’éducation et aux soins de santé », relevant que « la situation pourrait s’aggraver davantage en raison de la poursuite des pluies et des inondations, ainsi que de l’entrée du pays dans la saison annuelle des cyclones, exposant les populations au risque de déplacements forcés et de perte de leurs moyens de subsistance ».
Dans ce contexte, la Commission s’est félicitée des efforts déployés par le gouvernement mozambicain, avec le soutien de partenaires nationaux et internationaux, pour fournir une assistance aux communautés touchées et évacuer les populations à risque. Elle l’a exhorté à « garantir un accès effectif à l’eau potable, à l’assainissement, aux soins de santé, à la nutrition et à l’éducation, en particulier dans les centres d’hébergement, à renforcer la protection des groupes les plus vulnérables, notamment les enfants, les femmes, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap, ainsi qu’à intensifier les mécanismes d’alerte précoce, d’évacuation et de prévention des risques, et à renforcer la coordination avec les acteurs humanitaires ».

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