Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saïhi, a réaffirmé avec fermeté l’exigence d’une administration rigoureuse, responsable et tournée vers le citoyen, à l’occasion d’une séance de travail consacrée à l’évaluation des activités des cadres de l’administration centrale. Cette rencontre, tenue dans le cadre du suivi des orientations gouvernementales relatives à l’amélioration du service public, s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer la qualité des prestations administratives et à préserver les droits des usagers. Présidant cette séance axée sur l’évaluation des actions menées entre le 6 et le 21 janvier, le ministre a insisté sur la nécessité de traduire les orientations stratégiques de l’État en résultats concrets sur le terrain. Des exposés détaillés ont été présentés par les responsables concernés, mettant en lumière les mesures engagées pour améliorer en continu le service public, ainsi que le niveau d’exécution des instructions précédemment émises par le ministre. Abdelhak Saïhi a souligné que la performance administrative ne peut être dissociée du respect strict des lois, des règlements et de l’éthique professionnelle. Dans ce contexte, le ministre a mis en garde contre tout dépassement susceptible de porter atteinte aux intérêts des usagers. Il a rappelé que l’administration publique est tenue à un devoir d’exemplarité et que toute dérive, négligence ou abus est de nature à affaiblir la confiance du citoyen dans les institutions. Cette exigence de rigueur a été clairement présentée comme une condition essentielle à la crédibilité de l’action publique et à la consolidation de l’État de droit. L’inspecteur général du ministère a, pour sa part, donné des instructions fermes en vue d’intensifier les sorties de terrain sur les lieux de travail. Ces actions visent à vérifier le respect de la législation du travail, à renforcer les mécanismes de contrôle et à sensibiliser les employeurs comme les travailleurs à l’importance de la conformité aux textes en vigueur. Une attention particulière a été accordée aux questions de santé et de sécurité professionnelles, considérées comme des droits fondamentaux des travailleurs et un pilier de la justice sociale. Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différentes structures et institutions concernées, afin de permettre aux citoyens de bénéficier pleinement de leurs droits sans contraintes administratives inutiles. Il a insisté sur l’échange fluide de données et de documents entre les administrations publiques, afin d’éviter aux usagers de fournir des pièces déjà disponibles au sein des services de l’État. Cette orientation s’inscrit dans une logique de simplification des procédures et de modernisation de l’action administrative.
Abdelhak Saïhi a, en outre, donné des orientations claires en faveur de la numérisation exclusive des services administratifs. Il a appelé au développement de plateformes interactives performantes, permettant aux citoyens d’accéder à leurs droits à distance, dans des conditions de flexibilité, de transparence et de sécurité. Cette transformation numérique est présentée comme un levier stratégique pour améliorer l’efficacité des services publics et réduire les délais de traitement. Parallèlement, le ministre a plaidé pour la création de cités administratives dans les nouvelles wilayas, regroupant l’ensemble des instances relevant du secteur au sein d’un même site. Cette approche vise à rapprocher l’administration du citoyen, à réduire les déplacements entre services et à améliorer la qualité de l’accueil et de la prise en charge des dossiers. En clôture de la séance, Abdelhak Saïhi a insisté sur l’importance capitale de la formation continue des ressources humaines du secteur. Il a rappelé que le développement des compétences constitue la base de toute réforme durable et un facteur déterminant pour améliorer la performance administrative et promouvoir un service public moderne, efficace et respectueux des citoyens.
Abed MEGHIT
