Le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie, et la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) ont signé, mercredi à Alger, une convention de coopération dans les domaines de la préservation et de la protection de l’environnement, de la prévention et de la lutte contre les différentes formes de crime environnemental, ainsi que du soutien à la formation et à la sensibilisation environnementales.
La convention a été signée par la ministre du secteur, Mme Kaouter Krikou, et le Directeur général de la Sûreté nationale, M. Ali Badaoui, et ce, en marge des travaux d’une journée d’étude consacrée au cadre juridique et réglementaire relatif à la protection de l’environnement.
Dans son allocution, la ministre a souligné que cette convention contribuera, d’une part, à renforcer la coordination sécuritaire dans le domaine de la protection de l’environnement et, d’autre part, à développer les capacités de formation des équipes de police en matière environnementale, à travers des ateliers spécialisés qui seront encadrés par le Conservatoire national des formations à l’environnement (CNFE) relevant du ministère.
La convention, a-t-elle ajouté, s’inscrit dans le cadre des efforts de sensibilisation à la nécessité de la connaissance des cadres réglementaires environnementaux et de l’obligation de leur application sur le terrain, saluant à cet égard le rôle de la DGSN dans la coordination permanente et le renforcement de la coopération sectorielle en vue d’atteindre les objectifs du développement durable.
Mme Krikou a également insisté sur l’importance des mesures préventives pour faire face aux infractions environnementales et lutter contre les violations de la législation en vigueur, mettant en avant la nécessité d’une « coordination étroite avec les services de sécurité, notamment la police de l’urbanisme et de la protection de l’environnement, qui déploient d’importants efforts pour atteindre cet objectif, en recourant à des techniques modernes, dans le respect des lois et en conformité avec les engagements internationaux de l’Algérie ».
Pour sa part, M. Badaoui a souligné « le rôle central » des services de sûreté dans le cadre de leurs missions de protection de la santé publique, des personnes et des biens, à travers le contrôle des activités, la constatation des infractions, la prise de mesures préventives ainsi que l’enquête sur les crimes environnementaux, en coordination avec le ministère de l’Environnement et les autres secteurs concernés, tout en mettant l’accent sur la formation spécialisée.
Après avoir mis en avant l’importance de la journée d’étude, « qui incarne un partenariat institutionnel en vue d’une plus grande efficacité dans la lutte contre les crimes environnementaux », le DGSN a indiqué que le nombre d’infractions environnementales enregistrées entre janvier et octobre 2025 s’est élevé à 18.259 infractions, contre 17.346 durant la même période en 2024.
A cet effet, il a insisté sur la nécessité de renforcer le contrôle, d’intensifier l’action de terrain et de développer les méthodes d’intervention et de formation, afin de réduire les crimes environnementaux et d’assurer une meilleure protection de l’environnement et des ressources naturelles, mettant en avant l’importance de la sensibilisation, de l’action de proximité et de communication avec le citoyen.
