ÉDITORIAL DKNEWS DU JOUR :  L’ agriculture algérienne à l’heure des choix stratégiques

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L’agriculture algérienne vit une phase charnière où l’urgence de la transition s’impose comme une nécessité nationale.

Face aux défis de la sécurité alimentaire, de la croissance démographique et des mutations climatiques, le secteur agricole est appelé à opérer une transformation profonde, fondée sur l’innovation technologique, la protection du foncier, l’extension de l’irrigation et l’amélioration des conditions socioéconomiques des agriculteurs et des ouvriers agricoles.

Au cœur de cette dynamique figure un objectif stratégique : assurer durablement la sécurité alimentaire nationale.

Celle-ci ne se limite plus à la simple disponibilité des produits, mais englobe désormais la qualité nutritionnelle, l’accessibilité économique et la stabilité des approvisionnements.

Garantir un apport calorique quotidien suffisant n’est pas seulement une exigence sanitaire, mais également un levier fondamental pour améliorer le niveau de vie et la cohésion sociale.

La décision des pouvoirs publics d’accroître le rendement de la production agricole nationale traduit une volonté claire de maintenir un niveau élevé et constant des récoltes.

Les céréales, le lait et les viandes, considérés comme des produits stratégiques, concentrent une part importante des efforts de l’État, tant en matière d’investissement que de régulation.

Cette orientation vise à réduire la dépendance aux importations, renforcer la souveraineté alimentaire et stabiliser les marchés internes.

Le développement agricole est indissociable de la relance industrielle.

La production locale de machines agricoles, d’équipements d’irrigation et d’intrants tels que les engrais constitue un maillon essentiel de cette transformation.

L’industrialisation du secteur permet non seulement d’améliorer les rendements, mais aussi de créer des emplois, de structurer les filières et de favoriser l’intégration économique.

Dans cette équation, le foncier, le financement et la main-d’œuvre qualifiée apparaissent comme des leviers déterminants.

La mise à disposition de terres agricoles, l’accès au crédit et la formation de compétences spécialisées accompagnent le lancement de projets structurants à travers l’ensemble du territoire national, y compris dans les régions sahariennes, désormais au centre des stratégies de développement agricole.

L’intérêt manifesté par les investisseurs nationaux et étrangers confirme l’attractivité du secteur.

Les avantages offerts, la stabilité des orientations publiques et les perspectives de croissance renforcent cette dynamique.

Parallèlement, la modernisation de l’agriculture ouvre de nouvelles opportunités pour la jeunesse, appelée à s’impliquer dans des activités à forte valeur ajoutée et à exprimer son esprit entrepreneurial.

La transition numérique constitue, à ce titre, un axe prioritaire.

L’intégration des technologies digitales dans la gestion des exploitations, l’irrigation intelligente, le suivi des cultures et la commercialisation des produits représente un puissant levier d’amélioration de la productivité et de développement rural.

Soutenus par l’État, les opérateurs économiques innovent tout au long de la chaîne agricole, de la production de semences à la transformation, en passant par la mécanisation et la gestion durable des ressources hydriques.

Gouvernement et professionnels avancent aujourd’hui de concert, conscients que la consolidation des acquis et la réussite de cette transition accélérée conditionnent l’avenir agricole et alimentaire du pays.

Abed MEGHIT

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