Le rideau est tombé, dimanche soir, sur la 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football, qualifiée par les observateurs et analystes comme la pire édition de l’histoire de cette compétition continentale.
Cette édition s’est conclue par un sacre historique du Sénégal, vainqueur (1-0) en finale, remportant ainsi son deuxième titre continental de son histoire. Un couronnement qui n’était pas ordinaire, mais restera gravé dans les mémoires, tant pour le suspense sur le terrain que pour les controverses, le chaos organisationnel et les scandales d’arbitrage qui ont suscité l’indignation des spectateurs depuis le coup d’envoi jusqu’au coup de sifflet final.
Dès le début de la compétition, de nombreux observateurs ont constaté un favoritisme arbitral flagrant lors de plusieurs matches, ainsi que des décisions controversées sans précédent dans l’histoire de la CAN, soulevant de nombreuses interrogations sur l’intégrité de la compétition et la crédibilité de ses organisateurs.
Ce favoritisme manifeste a été perçu par les spécialistes du football comme une tentative évidente de faciliter le parcours de l’équipe du pays hôte afin de lui assurer la conquête du trophée continental, qui lui échappait depuis près de cinquante ans.
Pour atteindre cet objectif, le pays organisateur n’a eu aucun égard pour ses invités ni pour le monde du football, travaillant dès avant le lancement du tournoi à tracer la voie de son équipe afin de garantir que la couronne continentale reste sur son sol.
De nombreux analystes et observateurs ont convenu que certain groupe d’arbitre n’a pas hésité à prendre des décisions décisives et totalement partiales, avec une intervention directe et flagrante de l’administration marocaine à travers le président de sa fédération et son influence sur le déroulement de la compétition. Les victimes furent des équipes puissantes et largement favorites pour atteindre au moins la finale, telles que l’Algérie, le Cameroun, l’Egypte, le Nigeria, le Mali, etc. Ces éliminations ont été largement considérées comme le résultat direct d’un arbitrage partial plutôt que d’une supériorité sportive sur le terrain.
Malgré ces circonstances et dans un climat chargé de provocations, de pression psychologique et d’injustice arbitrale, le Sénégal a poursuivi sa route avec constance.
Sur le terrain, les « Lions de la Teranga » ont démontré qu’ils étaient les plus dangereux et les plus méritants du titre, grâce à leur discipline tactique, leur solidité défensive et leur efficacité offensive dans les moments cruciaux.
Les joueurs et le staff technique ont été confrontés à de multiples provocations, avant et pendant la finale, qui auraient pu déstabiliser l’équipe et provoquer des réactions imprévisibles. Cependant, la sagesse et le sang-froid des Sénégalais leur ont permis de gérer ces pressions avec un calme exemplaire et un professionnalisme remarquable.
Même la finale n’a pas été épargnée par les polémiques et les erreurs arbitrales: un but légitime du Sénégal a été refusé sans recours à la technologie de l’arbitrage vidéo (VAR), provoquant une vague d’indignation.
Quelques instants plus tard, l’arbitre a accordé un penalty au pays hôte, poussant les joueurs sénégalais à quitter temporairement le terrain, une première historique, avant de reprendre le jeu après l’intervention des responsables de l’équipe. Comme tout ce qui est bâti sur l’injustice est voué à l’échec, ce penalty a été raté, maintenant le match ouvert à toutes les possibilités.
Au début de la première période de la prolongation supplémentaire, le Sénégal a ouvert le score avec un but décisif, tombé comme un éclair sur ceux qui misaient sur un scénario différent, perturbant les plans de quiconque voulait empêcher le sacre des » Lions de la Teranga ».
Le sort a ainsi tourné contre les conspirateurs: au lieu d’une victoire illégitime, le Maroc a dû subir l’humiliation et laisser une trace négative dans l’histoire africaine.
Malgré les pressions des dernières minutes, toutes les tentatives ont échoué et l’arbitre a déclaré la fin du match, consacrant un titre écrit sur le terrain et non dans les coulisses.
Il est incontestable que le pays hôte, qui a souvent eu recours à des pratiques de corruption pour atteindre ses objectifs dans divers forums internationaux, a essayé d’appliquer les mêmes méthodes dans le domaine footballistique pour remporter la CAN, profitant de ses relations douteuses avec des personnes connues pour leur implication dans des affaires de corruption.
Ce qui est certain, c’est que la 35e édition s’est conclue par le sacre d’un champion méritant, mais elle a également ouvert un dossier sensible sur l’arbitrage africain et la gestion de la Confédération africaine de football, un dossier qu’il est plus qu’urgent d’examiner avec courage et transparence, afin de préserver la crédibilité de cette compétition historique et de protéger l’avenir du football sur le continent africain.
La presse internationale salue le sacre du Sénégal obtenu lors d’une compétition entachée de polémiques
La presse internationale s’est montrée particulièrement dithyrambique envers le Sénégal au lendemain de son sacre en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), obtenu dans un cotexte marqué par des polémiques incessantes, liées notamment à des conditions d’accueil exécrables et à l’arbitrage dont la partialité a souvent profité au pays organisateur.
« Démarrée sur un terrain miné de tensions, la finale de la CAN s’est achevée dans un océan de polémiques et sur un cratère en éruption », a écrit le journal en ligne Eurosport.fr qui est revenu avec plusieurs articles sur les conditions difficiles dans lesquelles le Sénégal a obtenu le deuxième sacre africain de son histoire.
« Vingt-cinq minutes de temps additionnel et deux décisions de l’arbitre ont suffi à faire basculer la rencontre dans un spectre nauséabond, dont le Sénégal a survécu. Mais c’est bien tout le football africain qui pâtit (…) de l’image livrée au monde entier », écrit le journal. Evoquant le fiasco auquel a été confronté le pays hôte qui a essayé en vain de miroiter une organisation irréprochable, le journal a fait observer que la sélection du pays organisateur « a toujours été escortée de cette fumée âcre et viciée du soupçon du traitement de faveur (et) du destin façonné par une prophétie faussement auto-réalisatrice ». Le site sportif est même revenu sur des images affligeantes de ramasseurs de balle cherchant durant la finale de la CAN à subtiliser la serviette d’Edouard Mendy, le gardien du Sénégal, afin de l’empêcher de s’essuyer les mains et le visage alors qu’un déluge a fini par s’abattre. Un comportement antisportif que même les joueurs du pays hôte n’ont pas hésité à reproduire.
Les journaux sénégalais ont, pour leur part, indiqué que dans une atmosphère hostile et électrique, l’équipe nationale du Sénégal a écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football africain.
Ils se sont réjouis du fait que l’équipe du Sénégal a fait face à l’adversité, à un public déchaîné et surtout à un arbitrage scandaleusement partial en faisant preuve d’une résilience exemplaire pour décrocher leur deuxième étoile continentale.
Ainsi, le site d’information Tract.sn ne mâche pas ses mots pour décrire l’enfer vécu au Maroc par les Sénégalais lors de cette finale. L’article dépeint un scénario « apocalyptique » où l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo, assisté d’une VAR manifestement orientée, a tenté de faire basculer le match en offrant un penalty totalement imaginaire au pays organisateur dans les arrêts de jeu. L’analyse met en lumière le caractère scandaleux de cette décision qui a provoqué la fureur légitime des Sénégalais. Par ailleurs, l’auteur et opposant Badr Laidoudi a, dans une analyse partagée sur sa chaîne YouTube, dénoncé le « choc » ressenti par le Makhzen après la défaite de son équipe face au Sénégal lors de la finale de la compétition. Ce revers est présenté comme l’échec d’une tentative du président de la fédération de football, Fouzi Lekjaa, d’utiliser le football pour consolider le pouvoir politique et masquer des pratiques de corruption et de favoritisme.
Selon lui, ce fiasco sportif et moral laisse le pays isolé diplomatiquement face à ses voisins et financièrement vulnérable devant les exigences de remboursement de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI).
L’édition 2025, la pire de l’histoire du football africain (journalistes)
Des journalistes sportifs algériens et internationaux ont considéré, à l’unanimité, la 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football, comme la pire de l’histoire du football continental, au regard des graves dysfonctionnements et dépassements ayant marqué cette édition, entachée de « déliquescence et de corruption » ayant fortement terni son image.
Ces journalistes ont considéré que la mauvaise organisation, conjuguée au faible niveau de l’arbitrage et aux erreurs flagrantes qui en ont découlé, a eu un impact négatif direct sur les résultats de plusieurs équipes, dont l’Algérie, l’Egypte et le Nigeria. Même le Sénégal n’a pas été épargné par ces dérives lors de la finale du tournoi, qu’il a pourtant remportée face au pays organisateur, malgré toutes les manœuvres et intrigues ourdies en coulisses pour maintenir le trophée dans le pays hôte.
Dans ce contexte, le président de l’Organisation nationale des journalistes sportifs algériens (ONJSA), Youcef Tazir, a déclaré que cette édition a enregistré de graves insuffisances tant sur le plan technique qu’organisationnel, affectant directement le déroulement de la compétition, notamment sur le plan de l’arbitrage, qui a constitué le véritable point noir du tournoi. Il a souligné l’apparition d’un favoritisme clair et manifeste en faveur de l’équipe du pays organisateur dès le début de la compétition.
L’interlocuteur s’est interrogé sur les véritables raisons ayant poussé la commission d’arbitrage de la CAF à retarder l’annonce des arbitres à partir des quarts de finale, voire à les modifier à certaines occasions, selon les ambitions démesurées et les intérêts précis du pays hôte, ce qui a contribué à « semer le doute et la suspicion quant à la probité et à la crédibilité de la compétition ».
Il a ajouté que « ces éléments, à eux seuls, suffisent à confirmer l’enlisement de l’arbitrage dans le marécage de la corruption », précisant que les critiques n’ont pas émané uniquement des équipes directement lésées, mais également d’analystes et de journalistes neutres hors du continent, animés par leur attachement au football et à sa réputation continentale, les poussant à tirer la sonnette d’alarme. Cet avis est partagé par plusieurs figures de la presse sportive, à l’image du journaliste Fodil Ahfayad qui a affirmé que « l’arbitrage a été effectivement le point noir du tournoi et a porté atteinte en profondeur à la crédibilité de l’une des plus anciennes compétitions continentales, classée troisième au monde en termes d’importance, et bénéficiant habituellement d’une large couverture médiatique internationale ». A la lumière de ces constats, plusieurs médias africains ont appelé à l’intervention des instances influentes du sport continental afin de mettre un terme aux « symboles de la corruption » à l’origine de telles mascarades, tenant certaines parties puissantes pour responsables de l’influence directe exercée sur les décisions prises.
De son côté, le journaliste sportif Reda Abbas a affirmé que le pays organisateur a eu recours à « tous les moyens illégitimes et méthodes illégales pour s’emparer du trophée ». Il a indiqué que la sélection sénégalaise avait fait face à une absence totale de mesures de sécurité et d’encadrement lors de son arrivée à la gare de Rabat, en plus de conditions d’hébergement indignes d’un événement continental de cette envergure, sans oublier les problèmes liés à la billetterie. Des dépassements signalés dans un communiqué officiel de la Fédération sénégalaise de football.
Il a ajouté que « ces pratiques douteuses ont confirmé, dès le début du tournoi, les desseins du pays organisateur de remporter le trophée en dehors du terrain ». Pour sa part, le journaliste Gregory Schneider a abordé ces dérives dans une émission spéciale diffusée sur la chaîne française L’Equipe, affirmant que le pays organisateur a fait usage de l’argent de la corruption comme levier décisif dans sa quête du titre, en recourant à tous les moyens possibles.
