La bataille d’Ifri Leblah a été au centre d’un séminaire national organisé jeudi à Ghassira (Batna), région qui a été le théâtre, les 13 et 14 janvier 1956, de cette bataille ayant opposé des moudjahidine commandés par le héros Mostefa Benboulaïd à l’armée coloniale française.
Organisée par le laboratoire « études historiques, culture et société » de l’université Batna-1, en coordination avec l’assemblée populaire communale (APC) de Ghassira et la daïra de T’kout, en commémoration du 70e anniversaire de cette bataille, la rencontre a réuni, sous la supervision du wali de Batna, Riadh Benahmed, et de cadres du ministère des Moudjahidine et des Ayants droit, des chercheurs et des académiciens de nombreuses universités du pays.
Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, a souligné, dans une allocution lue en son nom par le chef de cabinet du ministère, Karim Belhaddad, que « les batailles menées par l’Armée de libération nationale sous la conduite du héros Mostefa Benboulaïd, ont écrit les pages les plus glorieuses de la résistance et de l’opiniâtreté des algériens face à l’oppresseur colonial ».
Il a ajouté que ces batailles « représentent autant de défis dans le cheminement de la glorieuse Révolution et constituent un symbole de la détermination et de la persévérance des combattants algériens sur cette terre irriguée du sang des Chouhada, y compris dans les Aurès où le terrain difficile a joué un rôle stratégique crucial, les révolutionnaires ayant su exploiter la topographie des lieux, les grottes et escarpements rocheux pour se dissimuler, manœuvrer et déjouer les plans d’encerclement ».
Il a ajouté que « le génie des moudjahidine a pris toute sa signification lors des batailles d’Ifri Leblah et de Ghar Ali Ouaïssa, qui ont vu les combattants de la liberté infliger de lourdes pertes à l’ennemi, prouvant ainsi que la foi, alliée à une bonne organisation, peut renverser le cours des batailles, au point que même les médias coloniaux avaient reconnu, à l’époque, la présence d’un chef éclairé guidant des hommes exceptionnels vers la victoire ».
Il a également indiqué que « la mémoire de Si Mostefa et de tous les valeureux djounoud restera vivante et présente dans notre mémoire et éternelle dans l’esprit des générations futures qui aspirent à préserver la patrie que ces héros ont fondée sur des valeurs de don de soi et de sacrifices ».
Leurs sacrifices « nous donneront plus de détermination, de persévérance, de force, de cohésion et de solidarité, comme l’avait rappelé le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, lors de nombreuses journées et commémorations nationales, en insistant sur le renouvellement du pacte avec les martyrs en suivant leur chemin pour la grandeur et la dignité de notre patrie bien-aimée », a encore souligné le ministre dans son message.
Les intervenants lors de la rencontre, qui a donné lieu à une large participation de chercheurs spécialisés en histoire de la glorieuse Révolution, se sont concentrés sur le rôle déterminant du martyr Mostefa Benboulaïd au cours de cette bataille qui a eu un immense retentissement dans les rangs des moudjahidines de la région.
