Sahara Occidental : L’Armée sahraouie cible des bases des forces d’occupation marocaines dans le secteur de Haouza

dknews
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Des unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont ciblé des bases et des retranchements des forces d’occupation marocaines dans le secteur de Haouza, leur infligeant de « lourdes pertes humaines et matérielles », indique un communiqué militaire du ministère sahraoui de la Défense nationale.
« Des détachements avancées de l’Armée sahraouie ont ciblé, mardi matin, par d’intenses bombardements, des bases et des retranchements des forces d’occupation marocaines dans la région de Rous Sedrat Tammat, relevant du secteur de Haouza », a précisé l’Agence de presse sahraouie (SPS) mardi dans le communiqué.
« L’Armée sahraouie poursuit ses attaques contre les positions des forces d’occupation marocaines, leur infligeant de lourdes pertes humaines et matérielles », ajoute le texte.

Sahara occidental: le CODESA condamne « fermement » l’expulsion par le Maroc d’une mission espagnole d’observation des droits humains

Le Collectif des défenseurs sahraouis des droits humaines au Sahara occidental (CODESA) a condamné « fermement » l’expulsion, mardi, par les autorités d’occupation marocaines, d’une mission espagnole d’observation des droits humains, des territoires sahraouis occupés, dénonçant « une violation flagrante » des principes et des dispositions du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme.
Les autorités marocaines ont expulsé les membres de la mission espagnole d’observation des droits humains après les avoir empêchés de descendre d’un avion qui venait d’atterrir à Laâyoune, dans les territoires sahraouis occupés.
La délégation était composée du conseiller à la coopération institutionnelle et à la solidarité internationale du Conseil de l’île de Grande Canarie (Gran Canaria), Carmelo Ramirez, de la députée de Podemos, Noemi Santana Perera, et du secrétaire à la communication de Podemos Canarias, Fernando Ruiz Pérez.
Selon le CODESA, cette mesure s’inscrit dans le cadre de « la politique systématique menée par la puissance occupante marocaine pour empêcher toute surveillance internationale indépendante de la situation des droits humains au Sahara occidental », en violation flagrante de l’article 55 de la Charte des Nations unies, ainsi que des obligations internationales relatives à la protection des défenseurs des droits humains, à la liberté de circulation et au droit de mener des missions d’établissement des faits.
Le Collectif a rappelé, dans un communiqué, que « depuis des années, la puissance occupante marocaine expulse et interdit systématiquement l’accès à la partie occupée du Sahara occidental aux délégations de défense des droits humains, syndicales, parlementaires et de médias, ainsi qu’aux étudiants et chercheurs, dans le but de dissimuler les graves violations des droits humains commises contre les civils sahraouis ».
Pour le CODESA, le refus persistant opposé aux délégations internationales d’accéder au territoire occupé, notamment au Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, empêché de se rendre au Sahara occidental pour la dixième année consécutive, « constitue un défi flagrant aux décisions et recommandations des Nations unies, ainsi qu’une atteinte systématique au principe de surveillance internationale et à la protection de la population civile sous occupation ».

Face à cette grave violation, le Collectif « tient la puissance occupante marocaine pleinement responsable de son refus persistant d’autoriser les observateurs internationaux à se rendre au Sahara occidental » et invite les Nations unies, le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et le Parlement européen à « intervenir d’urgence pour mettre fin à la fermeture du territoire occupé aux observateurs internationaux ».
Le CODESA exige également que la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) soit « dotée d’un mécanisme permanent et indépendant de surveillance et de protection des droits humains au Sahara occidental », réitérant son appel au « respect du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément à la légitimité internationale et aux résolutions des Nations unies ».
« De telles pratiques répressives ne dissuaderont pas les défenseurs des droits humains ni les militants de la solidarité internationale de continuer à faire éclater la vérité », a-t-il averti, soulignant que « la fermeture du territoire ne dissimulera les souffrances du peuple sahraoui et ne portera pas atteinte à la légitimité de sa juste cause ».

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