Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la politique salariale de l’État. Le décret présidentiel n°26-01 fixant le Salaire national minimum garanti (SNMG) a été officiellement publié dans le premier numéro du Journal officiel de l’année 2026, consacrant une revalorisation significative du salaire minimum en Algérie.Selon les dispositions de ce décret, le SNMG correspondant à une durée légale hebdomadaire de travail de quarante (40) heures, soit l’équivalent de 173,33 heures par mois, est désormais fixé à vingt-quatre mille dinars (24.000 DA) par mois.
Cette revalorisation établit également un taux horaire de 138,46 dinars, applicable à l’ensemble des secteurs concernés.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre des engagements des pouvoirs publics visant à améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs, à renforcer la justice sociale et à adapter les revenus aux évolutions économiques et sociales du pays. Elle traduit, en outre, la volonté de l’État de consolider les acquis sociaux et de garantir un revenu minimum décent aux salariés percevant les plus bas salaires.
Le décret présidentiel précise par ailleurs que toutes les dispositions antérieures contraires sont abrogées, notamment le décret présidentiel n°21-137 du 7 avril 2021, qui fixait jusque-là le salaire national minimum garanti. Cette abrogation marque ainsi une rupture claire avec l’ancien cadre réglementaire et ouvre la voie à une nouvelle référence salariale nationale.
Sur le plan de l’application, le texte est sans équivoque : le nouveau SNMG entre en vigueur à compter du 1er janvier 2026, ce qui confère à cette mesure un caractère immédiat et obligatoire pour l’ensemble des employeurs, publics comme privés.
La publication de ce décret dans le Journal officiel confère à cette décision une portée juridique pleine et entière, renforçant la sécurité réglementaire et clarifiant les obligations des acteurs économiques. Elle constitue également un signal fort adressé au monde du travail, dans un contexte où la question du pouvoir d’achat demeure au cœur des préoccupations sociales.
Avec cette revalorisation du SNMG, les autorités réaffirment leur engagement en faveur de la protection des travailleurs et de l’amélioration progressive des conditions de vie, tout en inscrivant cette mesure dans une dynamique globale de réformes économiques et sociales visant la stabilité et l’équité.
Par Abed MEGHIT
