Le taux de chômage mondial devrait rester stable en 2026, à 4,9 %, selon le rapport annuel de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur l’emploi et les questions sociales, rendu public mercredi.
L’organisation onusienne met toutefois en garde contre la persistance des difficultés rencontrées par les jeunes sur le marché du travail, ainsi que contre les risques liés à l’intelligence artificielle (IA), à l’automatisation et aux tensions commerciales actuelles.
Selon le rapport, l’IA et l’automatisation pourraient accentuer les obstacles à l’emploi, en particulier pour les jeunes diplômés des pays à revenu élevé.
« Si l’impact global de l’IA sur l’emploi des jeunes demeure incertain, son ampleur potentielle justifie une vigilance étroite », souligne l’OIT.
Le document relève également la persistance des inégalités de genre, les femmes ne représentant que deux cinquièmes de l’emploi mondial et ayant 24 % de chances en moins que les hommes de participer au marché du travail.
Par ailleurs, l’OIT met en évidence l’effet des mutations démographiques et des perturbations du commerce mondial sur l’emploi, appelant à des politiques coordonnées visant à renforcer la productivité, réduire les inégalités et faire du commerce et de la technologie des leviers du travail décent, notamment dans les pays les plus pauvres.
L’organisation souligne que l’incertitude entourant les règles commerciales et les goulets d’étranglement dans les chaînes d’approvisionnement continuent de peser sur les salaires, en particulier en Asie du Sud-Est, en Asie du Sud et en Europe.
Le rapport précise qu’en 2024, près de 465 millions d’emplois dans le monde dépendaient de la demande étrangère, à travers les exportations de biens et de services ainsi que les chaînes d’approvisionnement associées.
