Les relations algéro-italiennes, ancrées dans une histoire de solidarité et portées aujourd’hui par une dynamique stratégique affirmée, ont été au cœur de l’entretien tenu ce mercredi 14 janvier 2026 entre le président du Conseil de la Nation, M. Azouz Nasri, et l’ambassadeur de la République italienne en Algérie, Son Excellence M. Alberto Cutillo. Cette visite de courtoisie, organisée au siège du Conseil de la Nation, a offert l’occasion d’un échange approfondi sur l’état des relations bilatérales, les perspectives de coopération économique et institutionnelle, ainsi que les grandes questions régionales et internationales d’intérêt commun.
Dès l’entame de la rencontre, M. Azouz Nasri a souhaité la bienvenue à son hôte, saluant la profondeur des liens historiques unissant l’Algérie et l’Italie. Il a rappelé que ces relations reposent sur un héritage civilisationnel et humain partagé, consolidé par les positions courageuses et solidaires exprimées par le peuple italien et ses élites politiques et intellectuelles durant la Révolution de libération nationale. Ces soutiens ont, a-t-il souligné, contribué à l’internationalisation de la cause algérienne et à son ancrage durable dans la mémoire collective européenne.
Ce capital historique, empreint de respect mutuel et de confiance, constitue aujourd’hui une base solide pour l’édification d’un partenariat stratégique robuste, capable de s’adapter aux mutations régionales et internationales. Le président du Conseil de la Nation s’est, à ce titre, félicité de la dynamique positive qui marque les relations algéro-italiennes ces dernières années, notamment à la suite de la visite officielle du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à Rome. Cette visite, a-t-il indiqué, a insufflé un nouvel élan au partenariat entre les deux pays, traduisant une volonté politique claire de hisser la coopération bilatérale à des niveaux plus larges, plus inclusifs et plus durables.
Dans le même esprit, M. Azouz Nasri est revenu sur ses entretiens avec le président du Sénat italien, M. Ignazio La Russa, tenus à Rome en marge de sa participation, en qualité de représentant du président de la République, aux travaux de la Conférence du Processus d’Aqaba sur l’Afrique de l’Ouest.
Il a mis en exergue l’importance de cette rencontre pour le renforcement de la coordination politique et parlementaire, soulignant le rôle central que joue désormais la diplomatie parlementaire comme levier de soutien aux relations bilatérales et comme espace privilégié d’échange d’expertises et de consolidation de la coopération institutionnelle.
De son côté, l’ambassadeur d’Italie a réaffirmé la place stratégique qu’occupe l’Algérie dans la politique économique et énergétique de son pays. Il a rappelé que l’Algérie est le premier partenaire économique de l’Italie en Afrique, saluant son rôle déterminant dans le soutien à la sécurité énergétique italienne. L’engagement constant de l’Algérie dans ce domaine vital a été particulièrement mis en avant, dans un contexte international marqué par de profondes mutations et des défis énergétiques majeurs.
Dans cette perspective, le diplomate italien a exprimé la volonté de son pays d’élargir les domaines de partenariat, tout en soulignant la disponibilité de l’Italie à mettre son expertise au service de l’Algérie, notamment dans les secteurs du transport et de la sécurité routière. Cette ouverture témoigne d’une approche fondée sur le partage d’expériences et la recherche de solutions concrètes aux défis communs.
Abordant la dimension économique, le président du Conseil de la Nation a mis en lumière les opportunités offertes par le marché algérien, notamment dans le cadre des réformes économiques en cours et après la promulgation de la nouvelle loi sur l’investissement. Il a insisté sur l’intérêt de l’Algérie à développer des partenariats structurants avec les entreprises italiennes, en particulier dans les domaines de l’industrie, de l’agriculture, des énergies renouvelables, de l’économie circulaire, ainsi que des petites et moyennes entreprises et des start-ups, considérées comme des moteurs essentiels de croissance et d’innovation.
Sur les plans régional et international, les deux parties ont réaffirmé la convergence.
Par Abed MEGHIT
