Jeunes Algériens en détresse à l’étranger : La main tendue du Président Tebboune pour une réhabilitation humaine et nationale

dknews
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Dans un geste fort, à la fois politique, humain et souverain, le Président de la République, M.

Abdelmadjid Tebboune, a décidé d’ouvrir une nouvelle page dans la relation entre l’État algérien et une frange vulnérable de sa jeunesse établie à l’étranger : celle des jeunes Algériens en situation précaire et irrégulière, souvent victimes de manipulations, d’instrumentalisations et de conditions de vie indignes.

À travers une décision majeure prise lors du Conseil des ministres, l’Algérie affirme clairement qu’elle n’abandonnera jamais ses enfants, même lorsqu’ils se trouvent loin de la patrie et plongés dans la détresse.

Conscient des réalités humaines, sociales et psychologiques auxquelles sont confrontés ces jeunes, le Chef de l’État a appelé les membres de la communauté nationale à l’étranger, notamment ceux vivant dans la précarité, à ne pas se laisser entraîner par des discours mensongers, des réseaux occultes ou des campagnes de manipulation visant à nuire à leur pays d’origine.

Cet appel, lancé en ce début de l’année 2026, marque une volonté claire de réconciliation, de protection et de réinsertion, loin de toute approche punitive aveugle.

Une jeunesse vulnérable, prise en étau entre misère et manipulation

Depuis plusieurs années, une partie de la jeunesse algérienne expatriée, y compris celle issue du phénomène de la harga, se retrouve exposée à une réalité particulièrement rude dans certains pays étrangers.

Loin des promesses illusoires d’un avenir meilleur, beaucoup vivent dans des conditions extrêmement pénibles, parfois inhumaines et antisociales, sans protection sociale, sans stabilité juridique et sans perspectives d’intégration dignes.

Au lieu de bénéficier d’une prise en charge conforme aux conventions internationales relatives aux droits des migrants, nombre de ces jeunes sont abandonnés à leur sort.

Pire encore, certains deviennent des cibles faciles pour des réseaux hostiles à l’Algérie, qui exploitent leur fragilité pour les instrumentaliser politiquement ou médiatiquement.

Ces cercles, souvent actifs sur les réseaux sociaux, utilisent ces jeunes comme des « vitrines de la détresse », dans le but de gonfler artificiellement les statistiques, de ternir l’image du pays et de semer le découragement au sein de la jeunesse restée au pays.

Le communiqué du Conseil des ministres est sans équivoque : des individus malveillants ont délibérément induit ces jeunes en erreur, les convainquant qu’ils pourraient échapper à des situations parfois mineures, telles que la crainte d’une simple convocation par la police ou la Gendarmerie nationale pour des faits liés à l’ordre public.

Des infractions légères, souvent amplifiées et dramatisées, ont ainsi servi de prétexte à un exil irrégulier aux conséquences lourdes.

Une décision présidentielle à forte portée humaine et politique

Face à cette situation jugée inacceptable, le Président Tebboune a décidé d’agir.

Réuni sous sa présidence, le Conseil des ministres a adopté une décision historique portant sur la régularisation de la situation de ces Algériennes et Algériens, sous certaines conditions clairement définies.

Il s’agit d’une démarche exceptionnelle, fondée sur la compréhension, la responsabilité et la préservation de l’intérêt national, loin de toute complaisance envers la criminalité.

Selon le communiqué officiel, cette mesure concerne les jeunes ayant été induits en erreur à des fins d’instrumentalisation contre leur pays, et qui n’ont commis que des infractions mineures.

Elle repose sur un principe fondamental : donner une seconde chance, à condition d’un engagement clair à ne pas récidiver.

 Le Chef de l’État a souligné que ces situations « ne méritent pas toute cette peine », mettant en garde contre les dangers supplémentaires auxquels ces jeunes sont exposés à l’étranger, notamment le risque de tomber entre les mains de milieux criminels mafieux, ce qui pourrait salir durablement leur réputation et compromettre leur avenir, aussi bien dans les pays d’accueil que dans leur pays d’origine.

Les consulats en première ligne pour le retour à la mère patrie

La mise en œuvre de cette décision présidentielle sera assurée par les représentations consulaires algériennes à l’étranger, chargées d’accompagner les jeunes concernés dans les procédures administratives jusqu’à leur retour en Algérie.

Cette mobilisation diplomatique traduit la volonté de l’État de ne pas se limiter à un discours, mais de traduire ses engagements en actes concrets.

À travers cette démarche, l’Algérie réaffirme son rôle protecteur vis-à-vis de sa diaspora, en particulier de sa jeunesse en difficulté, en l’aidant à retrouver le chemin de la dignité, de la stabilité et de l’intégration sociale au sein de la mère patrie.

Des exclusions claires pour préserver l’État de droit

Cette main tendue, aussi généreuse soit-elle, n’est pas inconditionnelle.

Le communiqué du Conseil des ministres précise explicitement que sont exclus de cette mesure les auteurs de crimes de sang, de trafic de drogue, de trafic d’armes, ainsi que toute personne ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers dans le but de porter atteinte à l’Algérie.

Une ligne rouge clairement tracée, afin de préserver la sécurité nationale et le respect de l’État de droit

Une Algérie fidèle à ses valeurs et à sa jeunesse

À travers cette décision, l’Algérie envoie un message fort : elle ne renonce ni à ses principes, ni à ses enfants.

Le pays choisit la voie de la responsabilité, de la réhabilitation et de l’unité nationale, convaincu que la jeunesse demeure la pierre angulaire de l’Algérie nouvelle.

Dans un monde marqué par les crises migratoires, les manipulations informationnelles et les fractures sociales, cette initiative présidentielle apparaît comme un acte de souveraineté lucide et de solidarité nationale, rappelant que, même dans la douleur et l’erreur, l’Algérie reste un refuge pour ses fils et ses filles.

Abed MEGHIT

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