La prise en charge des préoccupations socioprofessionnelles des transporteurs vient de franchir une étape décisive au plus haut sommet de l’État.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu, hier à Alger, le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, qui lui a remis un rapport détaillé et exhaustif retraçant l’ensemble des débats, revendications et propositions exprimés lors de la rencontre tenue jeudi dernier avec les représentants de l’ensemble des syndicats du secteur des transports, toutes filières confondues.
Cette audience présidentielle s’est déroulée en présence du directeur de cabinet de la présidence de la République, Boualem Boualem, ainsi que du conseiller du Président chargé des affaires sociales, Mustapha Saïdj, traduisant l’importance stratégique accordée à ce dossier sensible, tant sur le plan économique que social.
La rapidité avec laquelle ce rapport a été transmis au chef de l’État illustre la volonté affirmée d’assurer un suivi immédiat et sérieux des doléances formulées par les partenaires sociaux.
Dès la tenue de la réunion au siège du Conseil de la nation, Azouz Nasri s’était engagé, devant les représentants syndicaux, à porter fidèlement leurs préoccupations à la plus haute autorité du pays.
Un engagement tenu dans les délais les plus courts, renforçant la crédibilité de cette démarche institutionnelle et consacrant un modèle de dialogue responsable entre les pouvoirs publics et les acteurs du terrain
Une rencontre saluée comme un modèle de dialogue institutionnel
La réunion de jeudi dernier s’est rapidement imposée comme un moment fort de concertation nationale.
Conduite personnellement par le président du Conseil de la nation, elle a réuni les représentants des syndicats des transporteurs routiers, des chauffeurs de taxi, des transporteurs de voyageurs et de marchandises, ainsi que les organisations affiliées à l’UGTA et à l’UGCAA.
Tous ont pu exprimer, sans restriction, leurs doléances liées aux contraintes entravant l’exercice de leurs activités professionnelles, mais aussi leurs réserves concernant certaines dispositions du nouveau projet de code de la route.
Les échanges, francs et approfondis, ont permis de mettre en lumière les difficultés structurelles du secteur, les préoccupations liées aux coûts d’exploitation, à la réglementation, ainsi que les inquiétudes suscitées par des sanctions jugées excessives dans le projet de réforme du code de la route.
L’approche adoptée par Azouz Nasri, fondée sur l’écoute attentive, la pédagogie et la recherche de solutions consensuelles, a été unanimement saluée par les participants.
Un climat d’apaisement et de responsabilité nationale
L’issue de cette rencontre a marqué un tournant décisif dans la gestion de cette situation socioprofessionnelle.
La « voie de la raison » a prévalu, donnant lieu à un climat d’apaisement notable dans le secteur.
Les représentants des transporteurs ont fait preuve d’un sens aigu de la responsabilité nationale, réaffirmant leur attachement aux institutions de la République et leur rejet catégorique de toute tentative de manipulation ou d’instrumentalisation venant de l’étranger.
Plusieurs intervenants ont souligné que des campagnes hostiles cherchaient à exploiter les revendications professionnelles pour semer la confusion et porter atteinte à la stabilité du pays.
Face à ces tentatives, les syndicalistes ont choisi la voie du dialogue institutionnel, plaçant l’intérêt suprême de la nation au-dessus de toute autre considération
Des engagements clairs pour l’examen des revendications
Le rapport remis au Président Tebboune reprend, dans le détail, l’ensemble des doléances soulevées, notamment celles relatives au nouveau projet de code de la route.
Les transporteurs ont exprimé leurs réserves concernant certaines sanctions financières élevées et des peines privatives de liberté jugées disproportionnées.
Sur ce point, la perspective d’une révision concertée de certaines dispositions, en étroite collaboration avec les parties concernées, a largement contribué à dissiper les inquiétudes.Le président du Conseil de la nation a rassuré les représentants syndicaux quant à une prise en charge « totale et optimale » de leurs préoccupations, évoquant la possibilité de mettre en place une commission paritaire chargée d’examiner les points litigieux et de formuler des propositions équilibrées, conciliant sécurité routière et réalités professionnelles.
Des réactions syndicales positives et unanimes
À l’issue de la rencontre, les réactions des responsables syndicaux ont témoigné d’un large soulagement et d’un regain de confiance.
Sid-Ali Aït El-Hocine, secrétaire général du syndicat des chauffeurs de taxi affilié à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), a affirmé que les hautes autorités de l’État avaient pris en considération les revendications du secteur, saluant une démarche responsable, d’autant plus significative dans un contexte marqué par des pressions extérieures.
Pour sa part, Bilal Mohamed, président de l’Union nationale des transporteurs, a assuré que le dossier des transporteurs était désormais traité avec le sérieux requis, tandis que Hocine Bouraba, président de l’Organisation nationale des transporteurs algériens, a mis en exergue les efforts de l’État pour sensibiliser les professionnels aux risques de dérives et aux tentatives de manipulation venues de l’étranger.
Ben Garsallah Ahcène, président de la Fédération nationale des chauffeurs de taxi, a qualifié la rencontre de « véritable soulagement » pour l’ensemble du secteur, soulignant que le dialogue engagé avait permis d’aboutir à des solutions consensuelles grâce à une approche responsable et inclusive.
De son côté, Boucherit Abdelkader, président de la Fédération nationale du transport, a insisté sur l’importance de cette audience, qui a permis un examen global et approfondi des préoccupations professionnelles.
Les représentants affiliés à l’UGTA et à l’UGCAA ont, eux aussi, exprimé leur satisfaction quant à la prise en compte effective de leurs revendications par les plus hautes autorités du pays, à leur tête le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Ils ont réaffirmé leur détermination à faire échec à toute tentative visant à porter atteinte à la cohésion nationale.
Vers un retour progressif à la normale
L’apaisement du climat social s’est rapidement traduit par un retour progressif à la normale dans le secteur des transports à travers l’ensemble du territoire national.
Cette évolution positive est le fruit d’une médiation institutionnelle conduite au plus haut niveau, illustrant, une nouvelle fois, l’efficacité du dialogue et de la concertation dans la gestion des dossiers socioprofessionnels sensibles.
Au-delà de la résolution conjoncturelle des tensions, cette séquence marque un signal fort en faveur d’une gouvernance fondée sur l’écoute, la transparence et la responsabilité partagée.
Elle consacre également le rôle central des institutions de la République dans la préservation de la stabilité sociale et la protection des intérêts des travailleurs, dans un contexte régional et international complexe.
En remettant ce rapport détaillé au Président Tebboune, Azouz Nasri a contribué à ancrer une dynamique de confiance renouvelée entre l’État et les partenaires sociaux, ouvrant la voie à des réformes concertées et à un accompagnement durable du secteur des transports, pilier essentiel de l’économie nationale et du quotidien des citoyens.
Abed MEGHIT
