Forum à Alger sur la dimension historique et culturelle de Yennayer

dknews
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Un forum autour de la dimension historique et culturelle de Yennayer a été animée, mercredi à Alger, par le secrétaire général du Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, et l’universitaire et professeur d’histoire, Mohamed El Hadi Harèche, à l’occasion du 30e anniversaire de la création du HCA et en hommage à son pionnier et premier responsable, le moudjahid, Mohand Idir Ait Amrane.

Organisé par l’association « Machâal Echahid » en collaboration avec le journal « El Moudjahid », ce forum s’est déroulé en présence de personnalités nationales, de parlementaires et d’universitaires.

M. Assad a d’abord rappelé l' »importance de ce forum », qui représente une opportunité pour évoquer le parcours singulier du regretté, Mohand Idir Ait Amrane (1924-2004), « militant patriote depuis la période coloniale, moudjahid durant la Guerre de libération et cadre de la Nation qui a posé les fondements du HCA, dont il a été le premier secrétaire général ».

M. Assad a rappelé la « nécessité de défendre, promouvoir et développer, l’Amazighité, une des constantes, avec l’Islam et l’Arabe, de l’identité nationale ».

En hommage à Mohand Idir Ait Amrane, poursuit-il, « un film documentaire regroupant plusieurs témoignages lui a été consacré il y a quelques années, ainsi que l’édition d’ouvrages sur le parcours singulier de ce militant infatigable et la publication de poèmes et textes de chansons patriotiques qu’il avait écrits, traduits en Arabe, dans plusieurs langues étrangères et en braille ».

Il a également mis l’accent sur la place de la langue amazighe dans la constitution de 2020, « un des acquis fondamentaux et politiques, consacré dans le préambule, notamment l’article 4 et dans les dispositions de son caractère immuable ».

M. Assad est revenu, en outre, sur le programme des célébrations de Yennayer 2976, prévues du 10 au 12 janvier à Beni Abbès.

Autour de la profondeur historique de Yennayer, l’enseignant en histoire antique et anthropologique à l’université Alger 2, Mohamed El Hadi Harèche a, de son côté, rappelé les dimensions culturelle, économique et sociale de ce premier jour du calendrier agraire, ajoutant que « c’est tout le sens de Yennayer qui marque ainsi la fin de cette période de travail laborieux et intense et la joie de sublimer la terre et fêter toutes les récoltes qu’elle offre généreusement à celles et ceux qui l’entretiennent ».

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