À la lecture attentive des indicateurs économiques, des chantiers en cours et des orientations stratégiques arrêtées par les pouvoirs publics, une évidence s’impose : l’Algérie avance, avec méthode et détermination, vers une phase de consolidation structurelle de son économie.
L’abondance d’informations qui circulent sur les secteurs de la production industrielle, de l’agriculture, des services financiers et des infrastructures ne relève pas du hasard.
Elle traduit une ambition clairement assumée : organiser, rationaliser et valoriser les intrants économiques afin de transformer les efforts engagés depuis plusieurs années en résultats tangibles, durables et mesurables.
Les piliers de l’économie nationale bénéficient aujourd’hui d’une attention soutenue, dans un contexte où l’État a fait le choix stratégique d’investir massivement dans les infrastructures de base.
Routes, autoroutes, chemins de fer, ports, plateformes logistiques et réseaux de transport constituent l’ossature d’un vaste programme de travaux publics déployé sur l’ensemble du territoire national.
Ce maillage territorial n’est pas seulement un chantier technique ; il est un levier fondamental de diffusion du développement, permettant de réduire les disparités régionales et de renforcer l’équilibre entre les wilayas, dans la dynamique du nouveau découpage administratif.
Cette politique volontariste s’accompagne d’un renforcement notable des mécanismes de suivi et de contrôle.
La vérification rigoureuse de l’état d’avancement des projets est désormais érigée en priorité afin de garantir le respect des délais contractuels, d’optimiser l’utilisation des ressources financières et de mettre un terme aux retards chroniques synonymes de gaspillage.
L’objectif est clair : permettre aux citoyens comme à l’appareil productif de bénéficier, dans les temps impartis, d’infrastructures modernes et fonctionnelles, indispensables à la relance économique.
Parallèlement, les secteurs à forte dimension sociale – agriculture, industries alimentaires, santé et industrie pharmaceutique – sont placés au cœur des priorités nationales.
Ils constituent un socle essentiel pour assurer la sécurité alimentaire, préserver le pouvoir d’achat et garantir des conditions de vie décentes.
Le soutien à ces secteurs traduit une vision intégrée du développement, où la performance économique ne peut être dissociée de la stabilité sociale.
Le programme économique en vigueur met également l’accent sur la stimulation de l’activité productive et l’amélioration du climat de l’investissement.
Les autorités affichent une volonté affirmée d’accompagner les investisseurs, de simplifier les procédures et de favoriser l’émergence de partenariats, notamment avec l’étranger.
Ces partenariats sont perçus comme des vecteurs privilégiés de transfert de savoir-faire, d’accès aux marchés internationaux et de diversification des exportations.
Dans cette perspective, les grands projets de transport maritime occupent une place stratégique.
L’extension et la modernisation des capacités portuaires visent à soutenir l’exportation des matières premières transformées et des produits manufacturés, inscrivant ainsi l’économie nationale dans une logique de compétitivité et d’ouverture maîtrisée.
Les instructions fermes émises pour accélérer le rythme de réalisation des projets en cours et relancer ceux à l’arrêt illustrent la volonté de passer rapidement de la planification à l’exploitation effective.
Au-delà des chantiers visibles, l’Algérie poursuit un ensemble de réformes structurelles destinées à consolider la croissance, renforcer la résilience de son économie face aux chocs externes et promouvoir un développement inclusif et durable.
Cette trajectoire est confortée par la poursuite d’une politique de coopération active avec les partenaires régionaux et internationaux, fondée sur la confiance et l’intérêt mutuel. Fait notable, plusieurs partenaires étrangers ont récemment établi des rapports attestant de la bonne santé de l’économie nationale.
Ces évaluations positives agissent comme un véritable certificat de bonne conduite économique, renforçant la crédibilité du pays sur la scène internationale.
Elles confirment que les choix opérés, loin d’être conjoncturels, s’inscrivent dans une vision stratégique à long terme, où la rigueur, la transparence et l’efficacité deviennent les maîtres-mots d’une Algérie résolument tournée vers l’avenir.
Abed Meghit
