Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s’alourdit à 71.391 martyrs et 171.279 blessés

dknews
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L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 71.391 martyrs et 171.279 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué mardi par les autorités sanitaires palestiniennes.

Les corps de deux martyrs ainsi que 10 blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 24 heures, a indiqué la même source, notant que les corps de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 424 Palestiniens sont tombés en martyrs et 1.199 autres ont été blessés, tandis que les corps de 685 martyrs ont été récupérés, a ajouté la même source.

MSF alerte sur la situation humanitaire « absolument catastrophique » à Ghaza

La situation humanitaire à Ghaza est « absolument catastrophique », alerte, mardi, l’ONG Médecins sans frontières (MSF), dénonçant les entraves administratives de l’entité sioniste qui a révoqué les licences d’exercice de 37 ONG pour avoir refusé de transmettre les données personnelles de leur personnel palestinien.
« Pour saisir l’ampleur de cette décision, il faut bien comprendre la gravité de la situation actuelle à Ghaza, qui est absolument catastrophique », a déclaré à la presse Claire San Filippo, responsable des opérations d’urgence en Palestine pour MSF.
Selon cette responsable de MSF, « le système de santé est effondré après avoir été pris pour cible au cours des deux dernières années de bombardements et de restrictions », précisant, à ce titre, que 1.700 membres du personnel médical ont été tués, incluant 560 travailleurs humanitaires, dont 15 de MSF.
L’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu en octobre dernier n’a pas permis une véritable amélioration sur le terrain, et l’entrée de fournitures médicales, de carburant et d’aide humanitaire reste très fortement limitée.
« Nous continuons d’observer presque quotidiennement des personnes tuées ou blessées, par des bombardements ou des tirs (de l’armée de l’occupation) qui ont fait des centaines de morts déjà depuis le cessez-le-feu », a-t-elle déploré.

Elle a ajouté que dans les structures de santé soutenues par son organisation, MSF « continue de recevoir des personnes blessées, victimes de traumatismes et de polytraumatismes, des personnes brûlées, des femmes enceintes et des enfants malnutris, et des personnes malades du fait de leurs dramatiques conditions de vie et de la malnutrition, qui affaiblissent leur système immunitaire. » Ces morts et ces blessés s’ajoutent au bilan effroyable de ces deux dernières années de génocide à Ghaza.
« Plus de 71.000 morts d’après le ministère de la santé », rappelle Claire San Filippo, « sans compter les corps enfouis sous les décombres que les familles n’ont pas encore pu retrouver, ni les personnes mortes faute d’accès aux soins. » Alors que les familles déplacées vivant sous des tentes usées ou dans des abris de fortune ont dû affronter des pluies prolongées, des vents violents et des températures glaciales, les équipes humanitaires alertent, depuis des semaines, sur les risques encourus par les jeunes enfants, en particulier ceux souffrant de malnutrition, dans des abris régulièrement inondés.
« La majorité de nos consultations externes à MSF sont dues à ces conditions de vie très dures, des cas de maladies diarrhéiques, des infections respiratoires, des infections cutanées.
Des affections qui empirent en raison de l’accès très limité à l’eau et à l’hygiène », explique Claire San Filippo. Dans ce contexte catastrophique, « il est indispensable de pouvoir augmenter l’aide humanitaire, et non pas de l’empêcher, » a-t-elle souligné.

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