Sept pays européens ont condamné lundi la décision de l’entité sioniste de couper l’eau, l’électricité et les communications dans les installations gérées par l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).
« De telles actions sapent le mandat de l’ONU, violent le droit international et contreviennent aux conclusions de la Cour internationale de justice (CIJ), tout en entraînant de graves conséquences humanitaires pour la population civile palestinienne et les réfugiés », indique un communiqué conjoint de l’Islande, de l’Irlande, du Luxembourg, de Malte, de la Norvège, de la Slovénie et de l’Espagne. Les pays européens ont sommé l’entité sioniste de veiller à ce que les ONG internationales « continuent d’être autorisées à opérer à Ghaza et que toute radiation soit stoppée ».
Ils ont, en outre, insisté sur le fait que le travail de l’ONU, en particulier de l’UNRWA, ainsi que celui d’autres organisations humanitaires et ONG, est « essentiel » pour faire face à la situation humanitaire catastrophique à Ghaza. « Nous soulignons l’obligation de garantir un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave et de permettre le fonctionnement continu des opérations humanitaires des Nations Unies et de leurs partenaires, conformément au DIH (droit international humanitaire) et aux obligations juridiques internationales pertinentes », ajoute le communiqué. « Le respect des privilèges et immunités des Nations Unies et du droit international humanitaire est impératif », poursuit le texte.
La semaine dernière, le parlement sioniste a approuvé des amendements à la loi visant à mettre fin aux opérations de l’UNRWA, bloquant ainsi la fourniture d’électricité et d’eau aux installations de l’agence onusienne.
L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 71.386 martyrs et 171.264 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon le dernier bilan provisoire des autorités sanitaires palestiniennes.
Ghaza : deux martyrs suite à l’effondrement d’un immeuble endommagé par des frappes sionistes
Deux Palestiniens sont tombés en martyrs lundi, dans l’effondrement d’un immeuble résidentiel endommagé lors de précédentes attaques sionistes dans le centre de la bande de Ghaza, a indiqué la Défense civile.
Les équipes de la protection civile ont retrouvé les corps d’un père et de son fils de 8 ans sous les décombres d’un immeuble de quatre étages, qui s’est effondré dans le camp de réfugiés de Maghazi, a précisé la Défense civile, qui fait également état de cinq blessés.
Les opérations de recherche se poursuivent afin de retrouver d’autres personnes présumées piégées sous les décombres du bâtiment, a ajouté la même source.
Selon la Défense civile, la structure du bâtiment avait subi des dommages lors de précédents bombardements sionistes et s’est complètement effondrée suite à de nouvelles frappes ayant ciblé les zones Est du camp de Maghazi. Ces derniers jours, l’armée sioniste a intensifié ses frappes aériennes et ses opérations de démolition dans l’est de la bande de Ghaza. En décembre, des dizaines d’immeubles résidentiels endommagés lors de précédentes frappes sionistes se sont effondrés pendant une violente tempête hivernale, faisant plusieurs martyrs et blessés.
De nombreux Palestiniens ont été contraints de se réfugier dans des bâtiments à la structure précaire en raison des destructions généralisées à Ghaza, tandis que l’entité sioniste a restreint l’entrée des maisons mobiles et des matériaux de construction nécessaires à la reconstruction.
L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 71.386 martyrs et 171.264 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon le dernier bilan provisoire des autorités sanitaires palestiniennes.
Opération militaire sioniste en Cisjordanie occupée: 12.000 enfants « en situation de déplacement forcé » (UNRWA)
L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a déclaré que plus de 12.000 enfants palestiniens vivent en situation de « déplacement forcé » en Cisjordanie occupée, en raison de l’opération militaire sioniste en cours dans les gouvernorats du nord.
Depuis le 21 janvier 2025, l’armée d’occupation mène une opération militaire dans le nord de la Cisjordanie qui a débuté dans le camp de Jénine puis s’est étendue aux camps de Nur Shams et de Tulkarm.
L’agence onusienne a déclaré sur les réseaux sociaux que « plus de 12.000 enfants vivent toujours en situation de déplacement forcé en Cisjordanie ».
Et d’ajouter qu’en février 2025, elle avait lancé un programme d’éducation d’urgence pour les enfants déplacés du nord de la Cisjordanie, afin d’assurer la continuité de leur éducation, grâce à des espaces d’apprentissage temporaires, à l’enseignement à distance et à la fourniture d’un soutien psychologique et social.
L’agence onusienne a noté qu’environ 48.000 enfants palestiniens étudient dans ses écoles en Cisjordanie.
Depuis le début de la guerre génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza le 7 octobre 2023, qui a duré deux ans, l’armée sioniste et les colons ont intensifié leurs agressions en Cisjordanie occupée, notamment le meurtre de citoyens palestiniens, la démolition de maisons et le déplacement de leurs propriétaires, ainsi que l’expansion de la construction de colonies.
Ghaza: un citoyen palestinien tombe en martyr et un enfant blessé dans des agressions sionistes
Un citoyen palestinien est mort en martyr après avoir succombé à ses blessures causées lors d’un précédent bombardement aérien sioniste dans le sud de la bande de Ghaza, et un enfant a été blessé par une frappe de drone de l’armée d’occupation dans la ville de Khan Younes, dans le sud de l’enclave palestinienne, a rapporté lundi l’agence de presse Wafa. Selon Wafa, le citoyen Naji Suleiman Ibrahim Qudaih est décédé des suites de blessures subies dans une frappe sioniste qui a ciblé précédemment la zone d’Al-Mawasi, à l’ouest de la ville de Khan Younis Par ailleurs, un enfant de 14 ans a subi ce lundi des blessures modérées après avoir été pris pour cible par un drone sioniste à proximité du rond-point de Bani Suheila, à l’est de Khan Younis. Des avions d’occupation ont également mené plusieurs raids aériens aux alentours de l’hôpital indonésien dans le nord de la bande de Ghaza, provoquant la peur et la panique parmi les citoyens et le personnel médical, selon Wafa.
Liberté de la presse en Palestine occupée: le syndicat des journalistes palestiniens recense près de 100 violations sionistes en décembre
Le Syndicat des journalistes palestiniens a recensé 99 violations de la liberté de la presse commises par les forces d’occupation sionistes contre des journalistes au cours du mois de décembre 2025, rapporte dimanche l’agence palestinienne Wafa.
Le bilan illustre une escalade systématique de la répression contre la presse palestinienne, visant non seulement les reporters sur le terrain, mais également leurs familles et leurs infrastructures professionnelles.
Selon le rapport mensuel sur la situation de la liberté de la presse, cette campagne de harcèlement et d’intimidation traduit une politique coordonnée de l’occupation pour museler la couverture journalistique et empêcher la documentation des crimes sur le terrain.
Le bilan du mois de décembre fait, ainsi, état de l’assassinat d’un journaliste en plain exercice de son métier sur le terrain, alors que deux autres ont été blessés à la suite de bombardements et de tirs ciblés.
Deux membres de familles de journalistes ont été également tués durant ce mois de décembre, soulignant l’extension des violences aux proches dans le cadre d’une politique de punition collective.
Le syndicat rappelle que ces pratiques constituent « une violation grave du droit international humanitaire, notamment de l’article 79 du protocole additionnel I aux Conventions de Genève, qui protège les journalistes en zones de conflit », et qualifie ces actes de « meurtres extrajudiciaires ».
Evoquant les entraves à la couverture et intimidation sur le terrain, le bilan recense 48 cas de détention ou d’empêchement de couvrir l’actualité, 15 agressions utilisant des grenades lacrymogènes, assourdissantes ou tentatives de renversement délibérées, ainsi que 9 menaces avec armes et 6 menaces verbales directes.
« Ces chiffres révèlent une stratégie systématique visant à transformer les lieux de reportage en zones à haut risque », en particulier à Ghaza, Al-Qods, Al Khalil, Jénine et Ramallah, pour forcer les journalistes à se retirer, déplore le syndicat dans son bilan qui énumère de nombreux autres cas de violences physiques et matérielles, d’arrestations et de pressions judiciaires exercées sur les journalistes.
Le syndicat estime que « ces violations cumulées constituent des crimes de guerre selon le droit international » et appelle la communauté internationale, les organismes onusiens et les organisations de défense de la liberté de la presse à « intervenir d’urgence pour protéger les journalistes palestiniens et garantir l’accès à une information libre et sécurisée ».
80 colons sionistes prennent d’assaut l’esplanade d’Al-Aqsa
Au moins 80 colons sionistes ont pris d’assaut lundi l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, dans la ville d’El-Qods occupée, sous la protection des forces d’occupation sionistes, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.
Les colons, qui se sont introduits dans l’enceinte de la mosquée par groupes, ont accompli des rituels talmudiques et provocateurs dans ses cours, a précisé l’agence Wafa, qui cite des sources locales.
Troisième Lieu-Saint de l’Islam, la mosquée Al-Aqsa subit des actes de profanation au quotidien par les colons et soldats sionistes.
Ces actes visent à judaïser la ville d’El-Qods, imposer une nouvelle réalité et changer l’identité culturelle de la ville sainte.
