Pr Gharnaout Merzak au forum DK NEWS : Stratégies nationales pour la lutte contre les maladies respiratoires chroniques et la tuberculose en Algérie« Quand la science, la prévention et l’innovation médicale dessinent l’avenir de la santé respiratoire en Algérie »

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Dans une atmosphère à la fois studieuse, solennelle et empreinte de responsabilité institutionnelle, le Forum de DK News a accueilli ce mardi dernier, le Pr Gharnaout Merzak, recteur de l’université des sciences de la santé d’Alger, président de la Société algérienne de pneumologie (SAP), président de la Ligue arabe des maladies respiratoires, pour une rencontre scientifique et médical en présence de l’invité d’honneur le Pr Mustapha Boubrit ex chef de service d’imagerie médical au CHU Beni Messous ainsi que le représentant de laboratoire FRATER-RAZES.

Devant un parterre de journalistes, le Pr Gharnaout Merzak, recteur de l’université des sciences de la santé d’Alger, président de la Société algérienne de pneumologie (SAP), président de la Ligue arabe des maladies respiratoires , tout en exposant une vision claire et assumée pour l’avenir. La santé respiratoire s’impose aujourd’hui comme l’un des enjeux majeurs de santé publique en Algérie. Maladies respiratoires chroniques, asthme sévère, broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et tuberculose continuent de peser lourdement sur la qualité de vie des patients et sur le système de santé.
Cette réalité a été largement débattue lors du forum DK NEWS – Focus en pneumologie, animé par le Pr Gharnaout Merzak, recteur de l’université des sciences de la santé d’Alger, président de la Société algérienne de pneumologie (SAP), président de la Ligue arabe des maladies respiratoires. Devant un auditoire composé de journalistes, de professionnels de santé, de chercheurs et d’acteurs institutionnels, le professeur a livré une analyse approfondie, fondée sur les données scientifiques les plus récentes, tout en traçant les grandes lignes d’une stratégie nationale ambitieuse, structurée et résolument tournée vers la prévention, le diagnostic précoce et l’innovation thérapeutique.

Les maladies respiratoires : un défi sanitaire désormais prioritaire
Longtemps reléguées au second plan, les maladies respiratoires chroniques sont aujourd’hui reconnues comme un véritable fardeau sanitaire et socio-économique. Leur progression constante, leur caractère souvent silencieux et leur impact durable sur l’autonomie des patients en font une priorité de santé publique.
Le Pr Gharnaout Merzak, recteur de l’université des sciences de la santé d’Alger, président de la Société algérienne de pneumologie (SAP), président de la Ligue arabe des maladies respiratoires a souligné que la transition épidémiologique en cours en Algérie « marquée par l’augmentation des maladies chroniques » impose une adaptation profonde des politiques de santé. « Les maladies respiratoires ne peuvent plus être traitées uniquement dans l’urgence. Elles nécessitent une vision globale, intégrée et durable », a-t-il affirmé.

Tuberculose : vigilance renforcée et amélioration continue
Malgré les progrès considérables réalisés ces dernières décennies, la tuberculose demeure une réalité sanitaire préoccupante.
En Algérie, la maladie persiste, avec une évolution du taux de mortalité passé d’environ 1 % à près de 3 %, atteignant dans certaines wilayas des niveaux plus élevés. Pour le Pr Gharnaout, cette situation ne traduit pas un échec du système de santé, mais plutôt la complexité intrinsèque de la maladie. « La tuberculose est une pathologie multifactorielle, étroitement liée aux conditions sociales, à l’immunité des patients et aux délais de diagnostic », a-t-il expliqué.
L’un des défis majeurs réside dans la forte proportion de formes extrapulmonaires, représentant près de 70 % des cas, souvent difficiles à identifier en l’absence de signes respiratoires classiques. Ces formes requièrent une expertise clinique accrue et un accès rapide à des outils diagnostiques performants.
Le professeur a salué le rôle déterminant de l’Institut Pasteur d’Algérie, acteur clé de la surveillance épidémiologique et du diagnostic moléculaire, notamment pour les formes résistantes aux traitements (MDR et XDR). Grâce à la gratuité des soins et à des protocoles thérapeutiques rigoureux, la prise en charge demeure efficace, à condition que le diagnostic intervienne suffisamment tôt.

BPCO et asthme sévère : une pathologie en pleine expansion
Autre point central abordé lors du forum : la progression de la BPCO et de l’asthme sévère, maladies respiratoires chroniques encore largement sous-diagnostiquées, avec une tendance à la hausse.
Le Pr Gharnaout a mis en évidence une évolution notable du profil des patients. Ces pathologies affectent désormais davantage les femmes et les sujets plus jeunes, conséquence de plusieurs facteurs combinés : tabagisme actif et passif, pollution atmosphérique, expositions professionnelles et utilisation de combustibles domestiques.
La banalisation des symptômes « toux chronique, essoufflement modéré, expectorations » retarde souvent la consultation. Le professeur a insisté sur la nécessité de rompre avec cette normalisation du symptôme respiratoire, appelant à une culture médicale axée sur la détection précoce.

La spirométrie : un outil clé à démocratiser
Pourquoi la spirométrie, examen simple et accessible, reste-t-elle encore peu utilisée en soins de première ligne ?
Pour le Pr Gharnaout, recteur de l’université des sciences de la santé d’Alger, président de la Société algérienne de pneumologie (SAP), président de la Ligue arabe des maladies respiratoires, il s’agit d’un enjeu organisationnel et pédagogique.
L’intégration systématique de cet examen dans les structures de base permettrait de détecter précocement la BPCO et l’asthme, réduisant ainsi les complications à long terme. Il a plaidé pour un renforcement de la formation continue des médecins généralistes, afin de faire de la spirométrie un réflexe clinique, au même titre que la mesure de la tension artérielle ou de la glycémie.
Allergies respiratoires : un plan national en perspective
En tant que président de l’Académie algérienne d’allergologie, le Pr Gharnaout Merzak ,recteur de l’université des sciences de la santé d’Alger, président de la Société algérienne de pneumologie (SAP), président de la Ligue arabe des maladies respiratoires a consacré une large part de son intervention aux allergies respiratoires, dont la prévalence augmente de manière significative.
Il a appelé à l’élaboration d’un plan national antiallergique et respiratoire, visant à structurer l’offre de soins, améliorer l’accès aux traitements spécifiques et renforcer la prévention. Parmi les priorités identifiées figure l’adrénaline auto-injectable, médicament vital en cas de choc anaphylactique.
Le professeur a souligné que l’indisponibilité actuelle de ce traitement constitue une lacune sérieuse, mais réversible, appelant à une mobilisation réglementaire et institutionnelle rapide afin de garantir sa mise à disposition sur le marché national.

Éducation thérapeutique : placer le patient au cœur du système
L’éducation thérapeutique s’impose aujourd’hui comme un pilier incontournable de la prise en charge des maladies respiratoires chroniques.
Elle permet aux patients de comprendre leur maladie, d’adhérer aux traitements et d’adopter des comportements préventifs durables. Selon le Pr Gharnaout, « un patient informé est un patient acteur de sa santé ».
Cette approche contribue à réduire les exacerbations, les hospitalisations répétées et à améliorer significativement la qualité de vie.

Réhabilitation respiratoire : une avancée structurante
L’ouverture du premier centre national de réhabilitation respiratoire au CHU Issad-Hassani de Beni Messous marque une étape décisive dans l’évolution de la pneumologie algérienne. Ce centre propose une prise en charge multidisciplinaire intégrant réentraînement à l’effort, soutien psychologique, accompagnement nutritionnel, sevrage tabagique et suivi socia
l. Les bénéfices cliniques sont largement documentés : amélioration de la capacité fonctionnelle, réduction de la dyspnée, diminution des hospitalisations et meilleure insertion sociale des patients.
Conscient des enjeux d’équité territoriale, le Pr Gharnaout, recteur de l’université des sciences de la santé d’Alger, président de la Société algérienne de pneumologie (SAP), président de la Ligue arabe des maladies respiratoires a précisé que ce centre constitue un modèle pilote, appelé à être reproduit dans d’autres régions du pays, notamment dans les Hauts-Plateaux et le Sud.

Innovation médicale et intelligence artificielle
Le forum DK NEWS a également mis en lumière l’apport croissant de l’innovation thérapeutique et de l’intelligence artificielle en pneumologie.
Médecine biologique, thérapies ciblées et outils d’aide à la décision transforment progressivement la prise en charge de pathologies complexes comme l’asthme sévère, la fibrose pulmonaire et la BPCO avancée.
La médecine respiratoire évolue vers une approche personnalisée, fondée sur la stratification des patients et le choix de traitements adaptés à chaque profil clinique.
Vers une stratégie nationale intégrée
En conclusion, le Pr Gharnaout Merzak, recteur de l’université des sciences de la santé d’Alger, président de la Société algérienne de pneumologie (SAP), président de la Ligue arabe des maladies respiratoires a appelé à une mobilisation collective durable, associant pouvoirs publics, professionnels de santé et société civile. Les axes stratégiques sont clairement identifiés : dépistage précoce, accès équitable aux traitements essentiels, éducation thérapeutique généralisée, développement de la réhabilitation respiratoire, formation continue des professionnels. L’objectif est ambitieux mais réaliste : réduire la mortalité, améliorer la qualité de vie des patients et renforcer la résilience du système de santé face aux maladies respiratoires chroniques et à la tuberculose.

Une pneumologie algérienne tournée vers l’avenir
À travers les échanges du forum DK NEWS, un message fort s’est imposé : l’Algérie dispose aujourd’hui des compétences scientifiques, des infrastructures et de la volonté nécessaire pour relever le défi respiratoire. En misant sur la prévention, la science et l’innovation, la pneumologie algérienne s’inscrit dans une dynamique de progrès durable.
Comme l’a résumé le Pr Gharnaout Merzak, recteur de l’université des sciences de la santé d’Alger, président de la Société algérienne de pneumologie (SAP), président de la Ligue arabe des maladies respiratoires :« Investir dans la santé respiratoire, c’est investir dans la dignité humaine et dans l’avenir sanitaire de notre pays. »
Au cours de cet entretien, le Professeur Gharnaout a mis en lumière les objectifs majeurs de cette rencontre scientifique, notamment la promotion de la recherche médicale, le renforcement de la coopération entre les experts arabes et le partage des avancées en matière de prise en charge des maladies respiratoires.

Par Abed MEGHIT

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