histoire Medjahed : ‘’l’élaboration de la loi criminalisant la colonisation française en Algérie est un devoir’’

dknews
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Le Directeur général de l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG), M. Abdelaziz Medjahed a estimé, lundi à Alger, que l’élaboration d’une loi criminalisant la colonisation française en Algérie était un devoir, soulignant la nécessité de renforcer la vigilance et la conscience des citoyens afin de relever les défis.
Invité du Forum de la Chaîne 1 de la Radio algérienne en compagnie du membre du Conseil de la nation, Mohamed Amroune, M. Medjahed a déclaré que « l’élaboration de la loi criminalisant la colonisation française en Algérie était un devoir impérieux, d’autant plus que l’Algérie est considérée comme le symbole de la libération de l’Afrique du joug du colonialisme direct et indirect », mettant en garde les jeunes, en particulier, contre « les plans des partisans de l’Organisation de l’armée secrète (OAS) au sein de certains cercles politiques de la rive Nord de la Méditerranée ».

Après avoir salué « le ralliement et l’adhésion du peuple algérien aux principes et aux valeurs immuables », M. Medjahed a loué le rôle de l’Armée nationale populaire (ANP) dans la mise en échec de toutes les tentatives hostiles, notamment sur les frontières, insistant sur la nécessité « de renforcer la vigilance et la conscience des citoyens pour faire face à tous les plans ennemis et relever les défis ».
Il a aussi affirmé que l’Algérie « demeure vigilante face à ces tendances, à travers le renforcement de son front interne et la mobilisation du peuple autour de son Armée », rappelant que « la véritable citoyenneté repose sur l’accomplissement des devoirs ».
A cette occasion, M. Medjahed a salué les conclusions du Conseil des ministres, tenu dimanche sous la présidence du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, soulignant que les amendements apportés au projet de loi organique relatif aux partis politiques ont pour but d’amener ces formations à assumer pleinement les rôles qui leur sont dévolus, notamment en ce qui concerne l’encadrement de la société et son orientation dans le cadre de la démocratie participative, et d’instaurer une concurrence politique loyale et transparente.

De son côté, M. Amroune a indiqué que la loi sur la criminalisation du colonialisme constitue « un indicateur positif » du degré de conscience du peuple algérien, d’autant que la colonisation française est un crime d’Etat imprescriptible, en dépit des tentatives de la partie française de se soustraire à ses responsabilités historiques. Il a affirmé, dans ce sens, que ce texte consacre une justice historique et constitue un jalon essentiel pour l’élaboration d’une loi africaine criminalisant la colonisation, ouvrant ainsi la voie à la reddition de comptes sur les phénomènes coloniaux à travers le monde.
M. Amroune a également relevé que cette loi protège la mémoire de la Nation, place la communauté internationale devant ses responsabilités historiques et barre la route à toute tentative de falsification des faits ou de déni des conséquences juridiques et morales du colonialisme. Il a salué, à cette occasion, le travail colossal
accompli par l’Algérie en faveur des causes justes dans le monde sans distinction aucune, ainsi que « le retour en force » de la diplomatie algérienne sur les plans régional et international.

Zeghidi : ‘’la loi criminalisant la colonisation française en Algérie vient renforcer la protection de la mémoire nationale’’

Le coordinateur de la Commission algérienne Histoire et Mémoire, Mohamed Lahcen Zeghidi, a mis en avant, mardi à Alger, l’importance de la loi criminalisant la colonisation française en Algérie, qui vient renforcer la protection de la mémoire nationale érigée en priorité par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre de ses engagements.

Lors d’une conférence organisée par l’association « Mechaal Echahid » au forum du quotidien El Moudjahid, sous le thème « La résistance et la Révolution nationale dans l’extrême Sud algérien », M. Zeghidi a affirmé que le texte de cette loi constitue « une revendication populaire » et « une avancée historique » réalisée grâce à la volonté du président de la République, pour le renforcement de la protection de la mémoire nationale.

Il a précisé que l’adoption de ce texte par les représentants du peuple se veut à la fois « un gage de fidélité et de reconnaissance envers les chouhada et les moudjahidine ayant enduré les affres d’un colonialisme brutal », et « un message fort » pour la France coloniale, rappelant que « la mémoire du peuple algérien est inaliénable et non négociable ».

A cette occasion, M. Zeghidi a présenté un exposé mettant en lumière les principales étapes de la résistance populaire et de la Révolution nationale dans le sud du pays, et ses artisans qui ont mis en échec les tentatives du colonisateur français de diviser le pays, avant de passer en revue le rôle des résistances populaires qui ont incarné la résilience des populations du Sud face à l’invasion de l’armée coloniale au début du XXe siècle.

De son côté, M. Ben Abderrahmane Ibrahim, petit-fils du chahid Cheikh Amoud Ben Mokhtar, a salué l’organisation de cette conférence historique au vu de son importance, tandis que M. Mohamed Ag Akhamouk, fils du défunt moudjahid Hadj Moussa Ag Akhamouk, a apporté un témoignage vivant sur le parcours militant de son père.

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