Le Bangladesh est en deuil après l’annonce du décès de l’ancienne Première ministre Khaleda Zia, survenu mardi à l’âge de 80 ans.
La nouvelle a été confirmée par le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), formation politique qu’elle dirigeait depuis plus de quatre décennies et qui demeure l’un des principaux acteurs de la scène politique du pays.
Dans un communiqué officiel, le BNP a précisé que Khaleda Zia est décédée à 06h00 du matin, peu après la prière de l’aube.
Figure emblématique de la politique bangladaise, elle a profondément marqué l’histoire contemporaine du pays par son parcours, son leadership et son influence durable.
Première femme à accéder au poste de Première ministre du Bangladesh, Khaleda Zia a dirigé le gouvernement à plusieurs reprises et a longtemps incarné l’opposition face à ses rivaux politiques.
À la tête du BNP depuis 1984, elle a su maintenir son parti comme une force centrale dans la vie politique nationale, malgré de longues périodes de tensions, de crises institutionnelles et de rivalités marquées.
Son décès intervient dans un contexte politique sensible, à l’approche des élections législatives prévues en février 2026, pour lesquelles elle était considérée comme favorite.
Son fils, Tarique Rahman, président par intérim du BNP, est rentré au Bangladesh le 25 décembre dernier après dix-sept années d’exil au Royaume-Uni, afin de conduire la campagne électorale du parti.
Il est désormais pressenti comme candidat potentiel au poste de Premier ministre.
La disparition de Khaleda Zia ouvre une nouvelle page de l’histoire politique du Bangladesh, laissant un vide considérable au sein du BNP et suscitant de nombreuses interrogations quant à l’avenir du pays sur le plan politique et institutionnel.
A.M
