Les affrontements armés entre les forces gouvernementales de la République démocratique du Congo (RDC) et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) dans l’est du pays ont obligé quelque 500.000 personnes à se déplacer, ont rapporté lundi des médias, citant des organisations caritatives locales.
Il s’agit surtout des habitants du Sud-Kivu, dont une partie tente de trouver refuge dans d’autres zones de la province et une autre se dirige vers la province voisine du Tanganyika.
Ces populations trouvent refuge dans des espaces publics – écoles, églises -, sur des sites surpeuplés ou au sein de communautés d’accueil déjà fortement sollicitées, ont précisé les médias, ajoutant que les réfugiés ont un besoin urgent d’aide humanitaire, notamment en vivres, soins médicaux et eau potable.
Ces derniers jours, les forces armées congolaises, aidées des milices locales, combattent les rebelles du M23 dans le secteur de la ville de Makobola, prise par les rebelles le 10 décembre.
La crise actuelle dans l’est de la RDC a été provoquée par l’extension, il y a quatre ans, de l’activité des groupes rebelles, dont le plus important est le M23.
Les rebelles ont pris le contrôle de plus d’une centaine de localités et villes congolaises, y compris les chefs-lieux du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les structures de pouvoir parallèles qu’il a mises en place dans les zones sous son contrôle échappent à l’autorité du gouvernement congolais.
