CAN-2025 (Groupe E) : L’Algérie s’affirme et franchit un cap historique avec brio face au Burkina Faso

dknews
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Dans une soirée riche en émotions et en enseignements, l’équipe nationale algérienne de football a validé, dimanche soir, son billet pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 (CAN-2025) après un succès précieux face au Burkina Faso (1-0).

Ce triomphe, qui couronne une performance collective solide et méthodique, illustre la montée en puissance des « Verts » et confirme leur ambition de jouer un rôle majeur dans cette 35e édition du tournoi continental.
Alignée dans le cadre du Groupe E, l’Algérie avait déjà impressionné lors de la première rencontre en infligeant un large succès au Soudan (3-0).Contre les Etalons burkinabè, réputés pour leur rigueur tactique et leur combativité, les hommes de Vladimir Petkovic ont su combiner maîtrise technique et discipline défensive pour s’assurer une victoire décisive.
Le sélectionneur national a opéré trois changements dans son onze de départ, titularisant Samir Chergui, Jaouen Hadjam et Ibrahim Maza, tout en adaptant son dispositif tactique en fonction des forces et faiblesses de l’adversaire.

L’élément clé de cette rencontre a été l’ajustement stratégique de Petkovic, qui a repositionné Aït-Nouri en ailier gauche, lui permettant de se projeter davantage vers l’attaque.
Cette initiative a payé dès la première période, lorsque le jeune latéral algérien a provoqué le penalty transformé par le capitaine Riyad Mahrez à la 23e minute.
Ce but historique représente le 37e de Mahrez en sélection et son 9e en phases finales de CAN, confirmant son rôle central au sein de l’équipe et sa capacité à faire la différence dans les moments clés.
Au-delà de la victoire, le succès algérien revêt une forte valeur symbolique.
Pour la première fois depuis 1996, l’Algérie s’impose face au Burkina Faso dans une phase finale de la CAN.
Entre-temps, les confrontations avaient tourné en défaveur ou en égalité, avec une défaite en 1998 et deux matchs nuls en 2000 et 2024.
Briser ce verrou mental était essentiel pour la confiance collective et la dynamique du groupe, et les joueurs l’ont fait avec caractère et détermination.

La seconde période a été plus éprouvante, l’Algérie subissant la pression burkinabè.
Mais la défense, dirigée avec autorité par Ramy Bensebaïni, a su contenir les assauts adverses et démontrer une résilience exemplaire.
L’entrée du défenseur central Zineddine Belaïd a permis à Petkovic de basculer en 5-3-2, un dispositif défensif astucieux qui a parfaitement neutralisé les velléités offensives des Etalons.
Cette capacité à souffrir tout en conservant son organisation tactique illustre une maturité nouvelle de l’équipe et augure de belles perspectives pour les prochaines phases du tournoi.
Cependant, la soirée n’a pas été exempte de préoccupations, avec les blessures de Jaouen Hadjam (cheville) et Samir Chergui (cuisse).
Ce dernier effectuait son retour sur la scène internationale après une longue absence, n’ayant plus joué depuis le 23 novembre avec le Paris FC.
La gestion médicale et la récupération de ces joueurs seront cruciales avant le prochain rendez-vous face à la Guinée équatoriale, mercredi à 17h00, match qui pourrait permettre aux « Verts » de conclure le premier tour sur une note parfaite.
Avec deux victoires en deux matchs, quatre buts inscrits et aucun encaissé, l’Algérie réalise un départ quasi parfait dans cette CAN-2025.

Une performance rare dans l’histoire des « Verts », qui n’avaient réussi un début similaire qu’en 1990, à domicile, et en 2019, en Égypte , deux éditions couronnées par un sacre continental.
Ce parallèle historique, presque prophétique, alimente les espoirs et la confiance d’un groupe déterminé à aller au bout et à inscrire un nouveau chapitre glorieux dans l’histoire du football algérien.
La victoire face au Burkina Faso n’est donc pas seulement un résultat comptable.
Elle symbolise un tournant dans la compétition, témoigne de la cohésion d’un collectif soudé et démontre que l’Algérie est prête à rivaliser avec les meilleures équipes du continent.
Avec un sélectionneur visionnaire, des leaders expérimentés et une génération de joueurs talentueux, les « Verts » semblent décidés à faire de cette CAN-2025 une édition mémorable, où ambition rime avec performance et excellence.
A.M

Mahrez en tête des buteurs, le Nigeria affiche sa puissance offensive

Le capitaine de la sélection algérienne, Riyad Mahrez, s’est emparé de la tête du classement des buteurs de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2025, à l’issue de la deuxième journée de la phase de groupes, tandis que le Nigeria s’est illustré comme l’équipe la plus performante sur le plan offensif.
Auteur de trois réalisations en deux rencontres, Mahrez confirme son statut de joueur décisif sur la scène continentale. Son efficacité devant les cages a permis à l’Algérie de réaliser un sans-faute lors de ses deux premières sorties contre le Soudan (3-0) et le Burkina Faso (1-0), et de figurer parmi les premières sélections à valider leur billet pour les huitièmes de finale.
Derrière l’international algérien, la concurrence reste particulièrement serrée. Plusieurs joueurs se partagent la deuxième place avec deux buts chacun, à l’image du Nigérian Ademola Lookman, de l’Egyptien Mohamed Salah, du Tunisien Elias Achouri, du Malien Lassine Sinayoko et de l’Ivoirien Amad Diallo, illustrant la richesse et la diversité des talents offensifs engagés dans cette édition, estime la CAF.

Sur le plan collectif, la compétition a déjà enregistré 53 buts en 24 matchs, soit une moyenne de 2,21 buts par rencontre, traduisant un équilibre entre ambition offensive et rigueur tactique.
Cet équilibre est notamment incarné par le Nigeria, leader des statistiques offensives avec cinq buts inscrits, 12 tirs cadrés et une moyenne de 61 % de possession de balle, la plus élevée depuis le début du tournoi. Les Super Eagles ont ainsi rejoint l’Algérie et l’Egypte parmi les seules équipes déjà qualifiées pour les huitièmes de finale après deux journées.
A l’inverse, le Botswana éprouve de grandes difficultés, avec quatre buts concédés, aucun inscrit, seulement trois tirs cadrés et une possession moyenne de 32 %, soulignant l’écart ténu entre compétitivité et élimination à ce niveau.
La discipline s’est, par ailleurs, imposée comme un facteur notable de cette phase de groupes. Les arbitres ont brandi 83 cartons jaunes et trois cartons rouges, reflet de l’intensité physique et de la pression croissante à mesure que les scénarios de qualification se dessinent. Les suspensions et avertissements pourraient ainsi peser lourd dans le dénouement des groupes, souligne l’instance africaine.

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