Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a présidé, hier au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal (CIC, Alger), l’ouverture des travaux du séminaire national sur « la sécurité juridique et son impact sur le développement économique », organisé sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
Ce séminaire débattra de la sécurité juridique en tant que concept, dans ses volets liés au cadre législatif et à l’application pratique, et des mécanismes de renforcement de la sécurisation du processus de gestion, eu égard à leur impact direct sur l’amélioration du climat d’affaires et la dynamisation du développement économique.
Ont assisté à l’ouverture de cette rencontre, organisée par le ministère de la Justice et l’Ordre des avocats d’Alger, en coordination avec l’Union nationale des entrepreneurs publics (UNEP) et le Conseil du renouveau économique algérien (CREA), le président du Conseil de la nation, M. Azouz Nasri, la présidente de la Cour constitutionnelle, Mme Leïla Aslaoui, et le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Lotfi Boudjemaa, des membres du Gouvernement, le conseiller auprès du président de la République chargé des affaires juridiques et judiciaires, M. Mohamed Hammouche et le conseiller auprès du président de la République chargé des finances, des banques, du budget, des réserves de change, des marchés publics et des paiements internationaux, M. Farid Yaici.
Des représentants de plusieurs instances et institutions nationales, et plus de 1500 participants, dont des cadres, des spécialistes et des professionnels des domaines juridique et économique, ont également assisté à l’ouverture de ce séminaire.
A l’entame de la rencontre, un documentaire a été projeté, mettant en exergue les mutations économiques importantes que connaît l’Algérie depuis plusieurs années dans un climat de quiétude et de stabilité.
Ce séminaire concrétise la vision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et l’intérêt particulier qu’il porte aux opérateurs économiques, en tant qu’axe fondamental des réformes législatives et économiques qu’il a engagées, en garantissant la protection des gestionnaires à travers la distinction entre erreur de gestion et corruption, d’autant que la Constitution de 2020 a consacré le principe de la sécurité juridique et le renforcement des garanties de la liberté du commerce, de l’investissement et de l’entrepreneuriat. Les juristes et les acteurs économiques participant à ce séminaire auront à débattre de la question de la protection de l’acte de gestion et de son impact sur le développement économique, et de la sécurité juridique dans le monde des affaires.
Le Premier ministre met en avant la vision éclairée du président de la République pour l’instauration d’un environnement juridique sûr et stable
Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a mis en avant, samedi à Alger, la vision éclairée du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, pour assurer un environnement juridique sûr et stable, encourageant l’investissement, l’initiative et l’innovation pour promouvoir l’économie nationale.
Dans une allocution prononcée à l’ouverture des travaux du séminaire sur « la sécurité juridique et son impact sur le développement économique », le Premier ministre a affirmé que le président de la République « accorde une importance majeure à cette question, comme il l’a souligné à maintes reprises, étant donné qu’elle reflète sa vision éclairée et la détermination de l’Algérie à mettre en place un environnement juridique sûr et stable », facilitant et encourageant l’investissement, l’initiative et l’innovation, et contribuant à la promotion de l’économie nationale et au renforcement de la position de l’Algérie en tant que portail stratégique pour l’Afrique et hub fiable économiquement et sûr juridiquement, consacrant la triptyque des principes de transparence, de responsabilité et d’intégrité.
Il a également affirmé que le président de la République a placé le gestionnaire au cœur de ses préoccupations, en tant que l’un des principaux leviers de la dynamique de développement, ayant ordonné depuis le début, « d’œuvrer à la dépénalisation de l’acte de gestion, en soulignant explicitement dans son programme, la nécessité de consacrer une politique de protection des cadres intègres de l’Etat assurant l’acte de gestion ».
Il a, dans ce contexte, rappelé « la consécration constitutionnelle de la liberté du commerce, de l’investissement et de l’entrepreneuriat, ainsi que du principe de sécurité juridique, et les réformes législatives profondes » ordonnées par le président de la République, qui ont été « effectivement concrétisées », notamment à travers la révision du système juridique et institutionnel de l’investissement, l’exploitation et la valorisation du foncier économique, la réforme du système bancaire et financier, ainsi que le code des marchés publics.
