L’armée de l’occupation sioniste a fermé samedi matin les entrées des villages et des villes au nord et à l’ouest de Ramallah en Cisjordanie occupée, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.
Des sources locales, citées par Wafa, ont rapporté que les forces d’occupation ont fermé la porte principale à l’entrée du village de Ni’lin et ont empêché les citoyens et les véhicules d’y entrer ou d’en sortir.
Simultanément, les forces sionistes ont fermé la porte menant au village de Kharbatha Bani Harith, empêchant les citoyens d’y entrer ou d’en sortir, ce qui a entravé la circulation.
Elles ont également fermé le poste de contrôle militaire d’Atara dès les premières heures du matin, perturbant ainsi la circulation des citoyens, en particulier ceux qui se rendaient et revenaient des villages et des villes situés au nord-ouest et à l’ouest de Ramallah, ainsi que des gouvernorats du nord. Selon un rapport publié en octobre dernier par la Commission de résistance au mur et aux colonies, le nombre total de barrières permanentes et temporaires divisant les terres palestiniennes a atteint 916, y compris les barrières et les portes militaires, dont 243 portes en fer ont été érigées après le 7 octobre 2023.
Ghaza: l’armée de l’occupation sioniste poursuit ses violations du cessez-le-feu
L’armée de l’occupation sioniste poursuit ses violations de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Ghaza, avec de nouveaux bombardements aériens et d’artillerie sur diverses parties de l’enclave palestinienne, a rapporté samedi l’agence de presse palestinienne Wafa.
Selon Wafa, des navires de guerre sionistes ont ouvert le feu samedi matin en direction de la côte ouest de la ville de Ghaza.
En outre, les avions d’occupation continuent de démolir des bâtiments à l’est des quartiers de Zeitoun et de Tuffah dans la ville de Ghaza, ainsi que les camps de Maghazi et de Nuseirat dans le centre de l’enclave palestinienne.
Les avions d’occupation ont également tiré en direction des zones orientales de la ville de Khan Younès, au sud de Ghaza, d’après la même source.
Depuis l’accord de cessez-le-feu du 11 octobre à Ghaza, le bilan des martyrs palestiniens s’élève à 410 tandis que 1.134 blessés ont été dénombrés, selon les autorités sanitaires palestiniennes.
Par ailleurs, l’agression génocidaire sioniste contre Ghaza a fait 70.945 martyrs et 171.211 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué vendredi soir par les autorités sanitaires palestiniennes.
Royaume-Uni : des experts de l’ONU alertent sur le sort de grévistes de la faim pro-palestiniens
Des experts de l’ONU alertent sur le sort de huit activistes, solidaires de la Palestine, détenus au Royaume-Uni, en raison du risque vital immédiat que fait planer sur leur santé la grève de la faim illimitée qu’ils observent depuis le 2 novembre.
Dans un communiqué conjoint publié vendredi, sept rapporteurs spéciaux de l’ONU se disent « profondément préoccupés » par la dégradation rapide de l’état de santé des détenus. Selon eux, ces derniers se trouvent à un « risque critique » de complications graves, allant de la défaillance organique à des lésions neurologiques irréversibles, en passant par des troubles cardiaques pouvant être fatals.
« La grève de la faim est souvent une mesure de dernier recours pour des personnes qui estiment que leurs droits à manifester et à disposer d’un recours effectif ont été épuisés », soulignent les experts.
Les rapporteurs rappellent un principe central du droit international : le droit à la santé s’applique à toutes les personnes, y compris celles privées de liberté. Loin de s’atténuer dans le contexte carcéral, l’obligation de protection de l’Etat s’en trouve au contraire renforcée. « Le devoir de protection de l’Etat envers les personnes en grève de la faim est plus élevé, et non moindre », insistent-ils.
Or, selon les informations recueillies par les experts, les conditions de prise en charge médicale des grévistes soulèvent de sérieuses inquiétudes. Ils font état de retards dans l’accès aux soins, d’un usage jugé excessif de moyens de contention lors de traitements hospitaliers, de restrictions imposées aux contacts avec les proches et les avocats, ainsi que de l’absence d’un suivi médical indépendant et continu, une situation particulièrement préoccupante pour les personnes souffrant de pathologies préexistantes.
« Ces informations soulèvent de sérieuses interrogations quant au respect du droit international des droits humains, notamment des obligations de protéger la vie et de prévenir les traitements cruels, inhumains ou dégradants », avertissent-ils.
Les experts replacent ces grèves de la faim dans un environnement politique et juridique plus vaste, marqué, selon eux, par un durcissement des restrictions à l’égard de la mobilisation pro-palestinienne au Royaume-Uni. Ils rappellent avoir déjà alerté Londres sur l’utilisation de cadres antiterroristes pour encadrer, voire réprimer, des actes de protestation politique, ainsi que sur la criminalisation de formes de dissidence qu’ils estiment légitimes.
Ils expriment également leur préoccupation face à l’ampleur de la définition du terrorisme dans la législation britannique, à l’interdiction du réseau de protestation pro-palestinien Palestine Action en vertu de la loi antiterroriste de 2000, et aux arrestations et poursuites engagées pour un soutien présumé à ce mouvement.
« Ces grèves de la faim doivent être comprises dans le contexte plus large des restrictions imposées à l’activisme pro-palestinien au Royaume-Uni », soulignent-ils.
Les rapporteurs appellent les autorités britanniques à garantir sans délai une prise en charge médicale adéquate pour l’ensemble des grévistes et à engager un dialogue réel afin de répondre à leurs revendications, comme aux violations présumées des droits fondamentaux.
