Une explosion survenue mercredi soir dans une mosquée de la ville de Maiduguri, capitale de l’État de Borno, au nord-est du Nigeria, a coûté la vie à plusieurs personnes et fait de nombreux blessés, ravivant les préoccupations liées à la situation sécuritaire dans cette région instable du pays.
Selon la police nigériane, l’explosion aurait été provoquée par un individu soupçonné d’avoir perpétré un attentat suicide.
Un porte-parole des forces de sécurité, Nahum Daso, a indiqué que le bilan provisoire fait état d’au moins cinq morts et de trente-cinq blessés, tandis que le responsable de la mosquée, Malam Abuna Yusuf, a évoqué un bilan plus lourd, faisant état de huit victimes.
L’incident s’est produit à l’intérieur de la mosquée Al-Adum Juma’at, alors que de nombreux fidèles s’étaient rassemblés pour la prière du soir.
D’après des témoins et les autorités, un individu inconnu serait entré dans l’enceinte du lieu de culte avant qu’une explosion ne se produise au cours de la prière.
Dans un communiqué publié mercredi soir, la police a précisé que les premiers éléments de l’enquête, notamment des fragments retrouvés sur les lieux et les témoignages recueillis, laissent penser à un acte terroriste.
Les autorités soupçonnent l’implication d’un groupe extrémiste opérant dans la région, sans toutefois avancer d’attribution officielle à ce stade de l’enquête.
L’État de Borno est depuis plusieurs années le théâtre de violences liées à l’insurrection armée, ayant causé des milliers de victimes et d’importants déplacements de population.
À la suite de cet incident, les forces de sécurité ont renforcé les mesures de surveillance autour des lieux sensibles et ouvert une enquête approfondie afin d’identifier les responsables et prévenir de nouvelles attaques.
Cet événement tragique rappelle les défis persistants auxquels le Nigeria est confronté en matière de sécurité et souligne la nécessité de renforcer les efforts de protection des civils et des lieux de culte.
A.M
Tous les élèves retrouvés sains et saufs après des enlèvements de masse
Tous les élèves et les enseignants enlevés au Nigéria par des hommes armés en novembre dernier avaient été retrouvés et étaient désormais avec leurs familles, a rapporté jeudi la presse nigériane.
Une association religieuse locale avait déclaré en novembre que 315 élèves et membres du personnel avaient été enlevés au pensionnat mixte Sainte-Marie de Papiri, dans l’Etat du Niger. Une cinquantaine de personnes se sont échappées immédiatement après les enlèvements et, le 7 décembre, le gouvernement a obtenu la libération d’une centaine d’autres.
Le 21 décembre, le gouvernement nigérian a fait état de la libération de 130 élèves supplémentaires.
« Immédiatement après l’incident, un comptage a été effectué et trois cent quinze personnes ont été initialement portées disparues », a dit Bulus Dauwa Yohanna, l’évêque de Kontagora, dans un communiqué.
« Le dimanche 23 novembre 2025, il a été confirmé que cinquante des personnes initialement portées disparues s’étaient échappées et avaient retrouvé leurs parents, ramenant ainsi le nombre des personnes toujours portées disparues à deux cent soixante-cinq », a-t-il poursuivi. Il a expliqué que certains élèves s’étaient réfugiés dans les buissons avoisinants et n’étaient pas revenus à l’école avant un premier comptage, tandis que certains parents n’avaient pas présenté leurs enfants pour vérification.
