Le drame survenu dans le quartier d’Imbaba, à Gizeh, continue de bouleverser l’Égypte.
L’effondrement d’un immeuble résidentiel de cinq étages, mardi soir, a fait huit morts, selon le dernier bilan confirmé par les autorités locales et relayé par la presse nationale.
Les équipes de secours ont retrouvé le corps de la dernière personne portée disparue après deux jours d’intenses opérations de recherche.
Situé dans une zone densément peuplée au sud du Caire, l’immeuble s’est soudainement écroulé, provoquant des dégâts considérables aux bâtiments voisins.
Par mesure de précaution, plusieurs habitations adjacentes ont été évacuées afin de prévenir tout nouveau risque d’effondrement, en attendant les résultats des expertises techniques.
Les opérations de déblaiement ont été particulièrement difficiles.
Selon les autorités, la rue étroite où se trouvait l’immeuble a empêché l’utilisation d’engins lourds, contraignant les équipes de secours à travailler manuellement, dans des conditions complexes et éprouvantes.
Cette situation a ralenti les opérations, mais a permis d’éviter des dommages supplémentaires.
Face à ce drame, une commission d’ingénieurs spécialisés a été mandatée pour enquêter sur les causes exactes de l’effondrement.
Les investigations porteront notamment sur la conformité du bâtiment aux normes d’urbanisme, ainsi que sur l’éventuelle présence de modifications structurelles non autorisées, un problème récurrent dans certaines zones urbaines égyptiennes.
Ce nouvel accident remet en lumière les défis majeurs liés à la sécurité du bâti en Égypte, où la pression démographique et l’urbanisation rapide posent de sérieuses questions en matière de contrôle et de prévention des risques.
A.M
