Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a fait état mardi des pressions « constantes » exercées sur les populations au Myanmar à l’approche des élections du 28 décembre.
Civils, étudiants et personnes déplacées sont contraints de participer au scrutin sous la menace directe des autorités, dans ce que l’ONU décrit comme une entreprise d’intimidation destinée à garantir un vote sous contrôle militaire.
Parmi les personnes visées figurent les étudiants dont beaucoup votent pour la première fois, les déplacés internes, les prisonniers politiques et les ressortissants du Myanmar vivant à l’étranger.
« Les autorités militaires du Myanmar doivent cesser d’utiliser la violence brutale pour contraindre les gens à voter et cesser d’arrêter les personnes qui expriment des opinions », a déclaré dans un communiqué Volker Türk, le chef du HCDH.
Le HCDH fait également état de pressions exercées sur les personnes déplacées à l’intérieur du pays, notamment dans la région de Mandalay, gravement touchée par le séisme de magnitude 7,7 qui a frappé le pays, fin mars.
« Forcer les personnes déplacées à entreprendre un retour dangereux et involontaire constitue une violation des droits de l’homme », s’est insurgé Volker Türk.
La politique de contrainte s’étend également à la diaspora. Des ressortissants du Myanmar à l’étranger font état de pressions exercées par des représentants de l’armée, qui conditionneraient le renouvellement de passeports, de visas ou de permis de travail à la participation au vote.
Elections au Myanmar : L’ONU relève des pressions exercées sur les populations
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