APN : Des avancées législatives majeures pour la sécurité routière et la mémoire nationale, vers une Algérie plus sûre et consciente de son histoire

dknews
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Dans une démarche historique et ambitieuse, l’Assemblée populaire nationale (APN) a franchi ce mercredi dernier, une étape décisive en adoptant deux textes législatifs majeurs, portant sur la sécurité routière et la reconnaissance de l’histoire nationale.

La plénière, présidée par M.Brahim Boughali, président de l’APN, a réuni la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djilali, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M.Saïd Sayoud, ainsi que plusieurs membres du Gouvernement, témoignant de l’importance de ces réformes dans l’agenda législatif national.

Le projet de loi portant code de la route, adopté à cette occasion, marque une avancée majeure dans la lutte contre les accidents de la route, qui constituent un enjeu crucial pour la sécurité des citoyens et la protection des biens publics et privés.

Le texte prévoit une série de dispositions visant à instaurer un équilibre entre prévention, sensibilisation et sanctions, afin de créer une véritable culture de sécurité routière.

Au cœur de cette réforme, la responsabilité pénale et civile des conducteurs et des autres parties impliquées dans des accidents est clairement définie, sur la base des enquêtes rigoureuses menées par les services de sécurité compétents.

Les infractions graves feront l’objet de sanctions plus strictes, tandis que les campagnes de sensibilisation, prévues par le texte, auront pour objectif de modifier les comportements à risque et d’encourager le respect des règles de circulation.

Cette approche combinant dissuasion et prévention vise à réduire durablement le nombre d’accidents, tout en protégeant les vies humaines et en renforçant la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Parallèlement à cette réforme essentielle pour la sécurité des Algériens, l’APN a adopté à l’unanimité la proposition de loi criminalisant la colonisation française en Algérie.

Ce texte historique, structuré en cinq chapitres et 27 articles, s’inscrit dans une volonté forte de préserver la mémoire nationale et de reconnaître officiellement les crimes commis durant la période coloniale.

Fondée sur les principes du droit international, cette loi affirme le droit des peuples à la justice historique et à la fin de l’impunité, tout en établissant la responsabilité de l’État français pour son passé colonial.

La proposition de loi prévoit des mécanismes permettant d’obtenir reconnaissance et excuses officielles, considérées comme un préalable indispensable à toute réconciliation avec l’histoire nationale.

Elle inclut également des dispositions pénales visant à réprimer toute forme de glorification de la colonisation, affirmant la volonté de l’Algérie de protéger sa mémoire et de garantir la justice historique pour les générations présentes et futures.

En consacrant la mémoire collective, le texte reflète un engagement national à transmettre aux jeunes générations la vérité historique, tout en consolidant l’identité et la dignité du pays sur la scène internationale.

Ces deux avancées législatives témoignent de l’engagement de l’APN à conjuguer progrès social et justice historique, en plaçant au cœur de ses priorités la protection des citoyens et la sauvegarde de la mémoire nationale.

L’adoption simultanée de ces textes montre une approche équilibrée et cohérente, où la sécurité routière, le respect des lois et la conscience historique se complètent pour bâtir une Algérie plus sûre, responsable et fière de son identité.

Les experts et observateurs s’accordent à dire que le renforcement du code de la route et la criminalisation officielle de la colonisation française constituent des mesures à fort impact, non seulement sur le plan social et sécuritaire, mais également sur le plan diplomatique et culturel.

La société algérienne, qui fait face à des enjeux de sécurité et de mémoire, reçoit ainsi un signal fort de l’Assemblée : la protection de la vie humaine, la responsabilité et la justice historique sont des priorités nationales incontournables.

En adoptant ces textes, l’APN trace la voie vers un avenir où la sécurité des citoyens et la préservation de la mémoire collective ne sont plus de simples ambitions, mais des réalités concrètes et mesurables.

L’Algérie affirme ainsi sa capacité à légiférer avec rigueur et responsabilité, en conciliant modernité, sécurité et identité historique, pour construire un pays plus sûr, plus juste et plus conscient de son héritage.

A.M

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