L’or et l’argent ont franchi des sommets inédits lundi, en tant que valeurs refuges, au moment où les tensions géopolitiques s’intensifient et que les taux américains pourraient de nouveau être abaissés.
Dans la matinée, l’or a grimpé jusqu’à 4.420,30 dollars l’once (31,1 g), et l’argent s’est envolé à 69,4549 dollars l’once.
Ces deux métaux précieux sont soutenus notamment par des tensions géopolitiques, les investisseurs cherchant à se couvrir contre le risque en fin d’année, expliquent les analystes.
Cette dernière hausse des prix intervient aussi après la publication, la semaine dernière, de chiffres faibles concernant l’inflation et l’emploi aux Etats-Unis, renforçant les anticipations d’un assouplissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale l’année prochaine, ont-ils ajouté.
Selon eux, les facteurs structurels qui ont propulsé ces deux métaux à des niveaux records cette année persistent, qu’il s’agisse de la demande d’or des banques centrales ou de la forte demande industrielle d’argent. Ce dernier facteur est aussi ce qui porte le platine, qui a atteint lundi un nouveau plus haut depuis juillet 2008, à 2.076,32 dollars l’once, et le palladium, qui a touché le même jour un sommet depuis janvier 2023, à 1.800,06 dollars l’once.
La semaine dernière, l’Union européenne est d’ailleurs revenue sur son objectif du tout-électrique dans l’automobile à partir de 2035, en autorisant les constructeurs à continuer de vendre une part limitée de voitures neuves équipées de moteurs thermiques ou hybrides au-delà de cette date.
Une bonne nouvelle pour ces deux métaux précieux industriels, qui servent notamment à la fabrication de catalyseurs automobiles.
Par ailleurs, avec la perspective de baisses de taux, le billet vert perdait 0,19% face à la monnaie unique européenne vers 10H05 GMT, à 1,1733 dollar, et reculait de 0,38% face à la livre sterling, à 1,3430 dollar.
La croissance de l’économie britannique au deuxième trimestre a été revue à la baisse lundi, à 0,2%, contre 0,3% précédemment.
