Une nouvelle vague de mobilisation populaire se prépare au Maroc en soutien à la cause palestinienne, à l’approche du cinquième anniversaire de la normalisation des relations entre Rabat et l’entité sioniste.
Plusieurs organisations de la société civile ont annoncé une série de manifestations visant à dénoncer la poursuite de cette normalisation et à réaffirmer le soutien indéfectible du peuple marocain à la Palestine.
Le Groupe d’action nationale marocain pour la Palestine a annoncé l’organisation d’une marche populaire samedi prochain à Tanger. Cette initiative vise à condamner toute forme de présence ou d’infiltration sioniste et à exprimer la solidarité avec le peuple palestinien.
Dans un communiqué, le Groupe a souligné que cette marche s’inscrit dans un mouvement populaire croissant contre la normalisation maroco-sioniste, considérée comme une atteinte aux valeurs, à la souveraineté et aux fondements de l’État marocain.
La mobilisation prévue à Tanger se déroulera sous le slogan « Le peuple marocain se tient aux côtés de la résistance et contre la normalisation pour défendre la patrie et soutenir la Palestine ».
Elle bénéficie de la coordination et de la participation active de plusieurs organisations de la société civile, traduisant un large consensus populaire contre la poursuite des relations officielles avec l’entité sioniste, malgré les accords signés au niveau étatique.
Cette dynamique ne se limite pas à une seule ville.
Le Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation a, de son côté, appelé à des manifestations d’envergure prévues le 22 décembre à travers l’ensemble du territoire marocain.
Ces actions visent à renouveler les revendications d’annulation de tous les accords de normalisation et à rappeler l’attachement du peuple marocain à la cause palestinienne, face à ce que les organisateurs qualifient de dérive politique dangereuse.
À la veille de cette mobilisation nationale, le Front prévoit la tenue d’une conférence de presse pour alerter sur les conséquences de la normalisation, tant sur le plan de la souveraineté nationale que sur celui des valeurs humaines et morales.
Cinq ans après la signature des accords dits d’Abraham, le Front entend dresser un bilan critique de la coopération maroco-sioniste et mettre en lumière ses implications politiques, sécuritaires et sociales.
Pour rappel, le Maroc et l’entité sioniste ont officialisé leurs relations diplomatiques le 22 décembre 2020, sous l’égide des États-Unis.
Depuis, la coopération entre les deux parties s’est étendue à plusieurs domaines, y compris des secteurs sensibles tels que la sécurité, le militaire et le renseignement.
Cette normalisation s’est poursuivie malgré l’agression israélienne contre la bande de Ghaza et en dépit des manifestations populaires répétées à travers le royaume.
À travers ces mobilisations, la rue marocaine réaffirme une position constante : le soutien à la Palestine demeure profondément ancré dans la conscience collective.
En dépit des choix officiels, la société civile continue de porter une voix forte contre la normalisation et en faveur des droits du peuple palestinien, rappelant que la solidarité populaire reste un facteur déterminant dans l’expression politique au Maroc.
R.I
