Buenos Aires a été le théâtre, jeudi, d’une mobilisation sociale d’ampleur, marquant la première contestation majeure contre le projet de réforme du travail porté par le président ultralibéral Javier Milei, fort de sa récente victoire aux élections législatives de mi-mandat.
Dès l’après-midi, plusieurs colonnes de manifestants, totalisant plusieurs milliers de personnes, ont convergé vers la Place de Mai, cœur politique du pays et siège de la Casa Rosada.
Un important dispositif policier a été déployé pour sécuriser le centre de la capitale, que les organisateurs entendaient paralyser symboliquement.
La mobilisation était principalement à l’appel de la Confédération générale du travail (CGT), principale centrale syndicale argentine d’obédience péroniste.
À ses côtés, de nombreux syndicats sectoriels, partis d’opposition, mouvements sociaux et organisations de la gauche radicale ont répondu présents, dénonçant un projet jugé « régressif » et menaçant les droits acquis des travailleurs.
Parallèlement à la manifestation, plusieurs débrayages ont été observés, notamment dans la fonction publique et le contrôle aérien, traduisant une montée en puissance de la contestation sociale.
Les syndicats accusent le gouvernement de vouloir flexibiliser excessivement le marché du travail, au détriment de la protection des salariés.
Pour Javier Milei, cette réforme constitue l’un des piliers de son programme économique, visant à libéraliser l’économie et attirer les investissements.
Mais cette première démonstration de force de la rue annonce un bras de fer social qui pourrait s’intensifier dans les semaines à venir, à mesure que le gouvernement cherchera à imposer ses réformes.
R.E
