De Brasilia à l’oubli international : Nabil Bentaleb face à la fin silencieuse d’un rêve mondial

dknews
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Titulaire en vert lors du Mondial 2014 au Brésil, Nabil Bentaleb semblait alors promis à une longue trajectoire internationale avec l’équipe nationale.

Onze ans plus tard, le milieu de terrain algérien se retrouve à la croisée des chemins, écarté de la liste des joueurs retenus par Vladimir Petkovic pour la Coupe d’Afrique des nations 2025 et, vraisemblablement, éloigné définitivement de la perspective d’un retour en sélection pour la Coupe du monde 2026.

Une mise à l’écart qui contraste violemment avec la dynamique impressionnante qu’il incarne actuellement sous les couleurs du LOSC.

Le sélectionneur national a justifié son choix par des considérations « techniques », un argument qui peine à convaincre au regard des performances de l’ancien joueur de Tottenham en Ligue 1.

À Lille, sous la direction de Bruno Genesio, Bentaleb est redevenu un élément central de l’entrejeu, un véritable métronome dont l’influence dépasse largement les statistiques.

À 31 ans, il affiche une condition physique remarquable et une constance qui rappellent ses meilleures saisons londoniennes.

La rencontre spectaculaire face à l’AJ Auxerre, disputée au stade de l’Abbé-Deschamps, illustre parfaitement cet « effet Bentaleb ».

Après une entame convaincante et une ouverture du score lilloise, le LOSC a vacillé à la suite de l’expulsion de Ngoy et du retournement du score par Auxerre.

Mais c’est dans l’adversité que Bentaleb a imposé son leadership, guidant les siens vers l’égalisation avant d’inscrire le but de la victoire dans un match devenu totalement fou, conclu à neuf contre neuf.

Plus qu’un simple but, cette prestation symbolise son poids mental et tactique.

Cette influence s’inscrit dans la durée.

Avec Bentaleb à son meilleur niveau, Lille réalise l’un de ses meilleurs débuts de saison depuis plus de sept décennies, affichant une efficacité offensive inédite et une capacité rare à faire basculer les matchs dans le dernier quart d’heure.

Dix victoires lors des seize premières journées, 33 buts inscrits, une série de succès à l’extérieur et une solidité retrouvée témoignent d’un collectif porté par un milieu de terrain dominant.

Ironie du sort, alors qu’il rayonne en club, Bentaleb semble condamné à rester en marge de l’équipe nationale.

L’histoire récente montre qu’un joueur écarté d’une CAN pour des raisons techniques a très peu de chances de retrouver la sélection pour une Coupe du monde.

Lucide, l’intéressé ne dramatise pas publiquement, mais la réalité s’impose : son compteur international pourrait bien s’arrêter définitivement à 57 sélections, laissant un goût d’inachevé à une carrière internationale qui aura pourtant marqué toute une génération.

R.S

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