La Colombie a été de nouveau endeuillée par la violence armée, avec la mort de deux policiers tués dans l’explosion d’un engin piégé à Cali, troisième ville du pays.
L’attaque, survenue à l’aube, a été attribuée à la guérilla de l’Armée de libération nationale (ELN), selon les autorités locales.
Les deux agents, qui circulaient à moto, ont été mortellement touchés par des éclats d’engins explosifs improvisés.
Le chef de la police de Cali, le général Henry Bello, a confirmé que l’attentat s’inscrit dans une vague d’attaques coordonnées menées par l’ELN.
Depuis le début de l’année et jusqu’au mois de septembre, pas moins de 146 soldats et policiers ont été assassinés par différents groupes armés illégaux, soit une augmentation alarmante de 128 % par rapport à l’année précédente, selon les données du ministère de la Défense.
Depuis dimanche dernier, 82 attaques ou actes de sabotage ont été recensés, exacerbant les inquiétudes quant à la dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays.
Cette recrudescence de la violence met à rude épreuve les efforts du gouvernement visant à instaurer une paix durable à travers le dialogue avec les groupes armés.
Pour de nombreux observateurs, ces attaques traduisent la fragilité du processus de paix et la complexité d’un conflit enraciné depuis des décennies dans les inégalités sociales et territoriales.
R. I.
COLOMBIE : L’escalade de la violence relance les inquiétudes sécuritaires
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