France : Plusieurs routes bloquées par des agriculteurs en colère contre la politique du gouvernement

dknews
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De nombreux axes routiers et voies ferroviaires ont été bloqués mardi en France par des agriculteurs en colère contre la gestion par les autorités de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), ont rapporté des médias locaux.
Selon les mêmes sources « l’autoroute A64, reliant Bayonne et Toulouse dans le sud-ouest du pays, restait bloquée par des agriculteurs sur 180 km, en particulier à Carbonne, près de Toulouse, où les agriculteurs ont campé une quatrième nuit et des tracteurs et des bottes de paille barrent l’autoroute ».
Dans le même temps, d’autres agriculteurs ont investi, dans le sud-ouest, l’autoroute A61, provoquant une interruption de la circulation dans le sens. En région parisienne, des agriculteurs ont également bloqué une route nationale à Méré, a-t-on ajouté de même source.
De son côté, l’exploitant SNCF Réseau a indiqué qu' »une manifestation d’agriculteurs sur un passage à niveau à Villefranche-de-Lauragais bloque également la circulation des trains entre Toulouse et Castelnaudary ».

Selon des agriculteurs, l’objectif recherché à travers cette action de rue « c’est de faire un maximum de bruit pour se faire entendre. « On n’a rien trouvé de mieux que d’aller sur l’autoroute parce que l’Etat ne nous entend pas », a déclaré un des manifestants, céréalier membre du syndicat agricole Jeunes agriculteurs (JA).
« C’est l’agriculture française qui est en jeu », estime, pour sa part, Vincent Thoumieux, secrétaire général des Jeunes agriculteurs des Yvelines, à l’origine de la mobilisation.
Déplorant cette situation, le gouvernement andorran a indiqué que « la fermeture du principal accès routier vers Andorre depuis vendredi a impacté les commerces de produits détaxés du Pas de la Case, habituellement pris d’assaut avant Noël ».
Depuis l’apparition d’un premier foyer en France en juin, la stratégie de l’Etat face à la dermatose nodulaire prévoit l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et une « vaccination d’urgence » des bovins dans un rayon de 50 km autour de la zone concernée, mais pas généralisée au plan national.
Un déplacement dans le sud-ouest de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard n’a pas permis l’apaisement. « Au vu des annonces de la ministre » lundi, les blocages « ne sont pas près de se lever », a déclaré Guillaume Bénazet, secrétaire départemental du syndicat agricole Jeunes Agriculteurs. « Tout ce qu’on avait proposé, notamment la fin de l’abattage total, rien n’a été étudié. Donc, on continue », a-t-il poursuivi.

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