L’importance de la numérisation du patrimoine manuscrit national pour promouvoir sa valeur civilisationnelle, culturelle et scientifique a été mise en avant par les participants à un colloque national de formation intitulé « patrimoine manuscrit algérien, étude théorique et techniques de conservation », organisé lundi à Adrar, l’initiative du Centre national des manuscrits (Adrar).
Organisé avec le concours de la Bibliothèque nationale d’Algérie et le Centre de recherche en sciences et civilisations islamiques de Laghouat, sous le patronage du ministère de la Culture et des Arts, la rencontre a permis aux intervenants, universitaires et chercheurs, d’aborder les divers défis liés à la valorisation et à la préservation du patrimoine manuscrit, à la lumière de la législation algérienne et du développement des moyens de communication.
Les intervenants ont mis l’accent sur la sensibilisation du citoyen sur l’intérêt de la préservation du patrimoine manuscrit, mémoire collective du pays, avant de valoriser les mesures prises par le ministère de tutelle portant dotation du Centre national des manuscrits de moyens mobiles pour la numérisation de ce patrimoine gardé au niveau des Khizanate (bibliothèques de particuliers), en vue de contribuer à mettre au jour les riches contenus de ce legs national.
Cette rencontre, qu’abrite deux jours durant la Bibliothèque principale de lecture publique d’Adrar, prévoit l’animation de trois ateliers devant plancher sur l’examen de thèmes afférents aux « mécanismes de protection juridique du patrimoine manuscrit algérien », « la révision et le catalogage des manuscrits, à l’ère de la numérisation et de l’intelligence artificielle » et « la sauvegarde et l’entretien des manuscrits algériens ».
La séance d’ouverture du colloque a donné lieu à la signature d’une convention de coopération entre le Centre national des manuscrits d’Adrar et le Centre de recherches en sciences et civilisation islamiques de Laghouat, pour la préservation et la valorisation du patrimoine manuscrit.
