L’acteur et producteur espagnol Javier Bardem a une nouvelle fois élevé la voix en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, lançant un appel appuyé à la communauté internationale pour qu’elle assume pleinement ses responsabilités face à une situation qu’il qualifie d’urgente.
Son intervention a eu lieu à New York, à l’occasion d’une cérémonie organisée par l’Association des correspondants des Nations unies, au cours de laquelle il s’est vu décerner le prix du Citoyen de l’année, une distinction saluant son engagement en faveur des droits humains et de la liberté de la presse.
Dans une allocution remarquée, rapportée par le site espagnol El Diario, Javier Bardem a souligné que le peuple sahraoui traverse une conjoncture particulièrement difficile, marquée par la persistance du conflit et par de graves violations des droits fondamentaux.
Il a insisté sur la nécessité d’un appui international immédiat et clair, estimant que le silence et l’inaction de la communauté internationale ne font qu’aggraver la souffrance d’un peuple privé de son droit légitime à décider de son avenir.
L’acteur espagnol a également mis en lumière le rôle central de la presse libre dans la défense des causes justes.
Selon lui, défendre la liberté d’informer et les droits humains revient inévitablement à soutenir les peuples opprimés. Il a dénoncé le black-out médiatique imposé dans les territoires sahraouis occupés, affirmant que l’absence de couverture indépendante contribue à maintenir l’impunité face aux violations et aux crimes commis.
« La presse façonne notre compréhension collective du monde », a-t-il déclaré, ajoutant qu’elle ne se limite pas à transmettre des informations, mais permet aussi de rendre visible la souffrance des opprimés, malgré les distances géographiques et politiques.
Pour Javier Bardem, le journalisme libre offre aux citoyens du monde la possibilité de voir la réalité telle qu’elle est, d’écouter les voix marginalisées et de comprendre en profondeur leurs histoires.
Concluant son intervention, il a affirmé que la véritable citoyenneté mondiale ne saurait exister sans la reconnaissance des droits des peuples et sans la dénonciation des violations qu’ils subissent, citant explicitement le cas du peuple sahraoui comme un symbole d’une injustice prolongée appelant une réponse internationale ferme et responsable.
R. I.
