La JS Kabylie traverse une zone de turbulences inquiétante. Battus vendredi soir par l’USM El Harrach (1-0) au stade Nelson-Mandela, les Canaris quittent prématurément la Coupe d’Algérie dès les seizièmes de finale, confirmant une spirale négative qui commence sérieusement à peser sur le moral du groupe et de ses supporters.
Après la défaite concédée la semaine précédente face à l’USM Alger en championnat, les hommes de Josef Zinnbauer enregistrent un nouveau revers, cette fois dans une compétition à élimination directe, où l’erreur ne pardonne pas.
Dès le coup d’envoi, les Kabyles ont pourtant affiché de bonnes intentions.
Volontaires et portés vers l’avant, ils ont tenté d’imposer leur rythme et de déséquilibrer une formation harrachie bien organisée défensivement.
Les premières situations dangereuses ont été à leur actif, à l’image de ce tir cadré de Lahmeri, bien capté par un Faouzi Chaouchi déjà vigilant.
Mais malgré une possession légèrement favorable, la JSK a manqué de lucidité et de patience dans le dernier geste, se heurtant à un bloc compact et discipliné.
Les Harrachis, fidèles à leur plan de jeu, ont procédé par contres rapides, cherchant à exploiter la moindre faille dans l’arrière-garde kabyle.
Et alors que la première période semblait se diriger vers un score nul, le scénario a basculé.
Sur une contre-attaque parfaitement menée, Bensaha, opportuniste et clinique, a profité d’un service millimétré pour ajuster le gardien kabyle et ouvrir le score juste avant la pause, plongeant les Canaris dans le doute.
Au retour des vestiaires, la JSK a tenté de réagir avec plus d’intensité.
Les occasions se sont multipliées, les centres se sont succédé, les frappes lointaines également, mais un homme s’est dressé comme un mur infranchissable : Faouzi Chaouchi.
Impérial, expérimenté et inspiré, le portier harrachi a livré une prestation majuscule, multipliant les arrêts décisifs et rassurant constamment sa défense.
Le tournant du match intervient à la 73e minute.
Après une infiltration de Messaoudi dans la surface, ce dernier est accroché irrégulièrement.
L’arbitre n’hésite pas et désigne le point de penalty.
Une occasion en or pour la JSK de revenir dans la partie.
Aymen Mahious se présente face à Chaouchi, mais son tir manque de puissance.
Le gardien harrachi plonge du bon côté et repousse la tentative, provoquant la stupeur dans le camp kabyle.
Une scène qui rappelle douloureusement le penalty arrêté par le même Chaouchi la saison passée face à la JSK, au même stade de la compétition.
Malgré les changements opérés par Zinnbauer et une fin de match marquée par une pression intense, les Canaris n’ont jamais réussi à tromper la vigilance du dernier rempart harrachi.
Les tentatives de Bouaziz dans le temps additionnel n’y changeront rien.
L’USM El Harrach conserve son avantage et valide une qualification méritée pour les huitièmes de finale.
Pour la JS Kabylie, cette élimination vient s’ajouter à une série de résultats décevants, entre revers en championnat et difficultés sur la scène continentale.
Le doute s’installe, les questions se multiplient, et l’urgence d’un sursaut devient évidente pour un club habitué aux sommets mais aujourd’hui en quête de certitudes.
F. Y
Par F. YANIS
