Batna : Tournage des dernières scènes du film documentaire consacré à la martyre Meriem Bouattoura

dknews
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Le tournage des dernières scènes du film historique documentaire consacré à la vie et au parcours de la martyre Meriem Bouattoura (1938-1960) a débuté, samedi soir à Batna, en présence de sa camarade de lutte Houria Toubal, connue sous le nom d’El Guelmia, du wali, Riadh Benahmed, et de nombreuses personnalités culturelles et d’artistes.
Les scènes en question ont été tournées à la cité Sidi-Hani, non loin du lycée des Frères Amrani, dans le centre de Batna.
Selon le réalisateur du film, Larbi Lakehal, le documentaire relate la vie et le parcours de lutte de la martyre Meriem Bouattoura, née à N’gaous, dans la wilaya de Batna, en 1938.
Il a rappelé que la réalisation de ce film historique, produit par le ministère des Moudjahidine et des Ayants droit, s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 70e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution.
« Le tournage a commencé depuis un certain temps dans les villes de Constantine et d’El Madher, près de Batna », a-t-il indiqué.

Le tournage des ultimes séquences du film a été mis à profit par la moudjahida Houria Toubal, qui s’est déplacée depuis Alger pour assister aux prises de vue, pour livrer un témoignage sur sa camarade, la martyre Meriem Bouattoura, qu’elle a rencontrée pour la première fois dans un hôpital de la région de  »Moudjo », dans les montagnes de Collo (Skikda), en 1958. Elle a déclaré que Meriem Bouattoura était  »une authentique héroïne et une grande patriote qui a choisi de rejoindre les rangs de la Révolution, n’hésitant pas à sacrifier la vie aisée et confortable qu’elle menait au sein de sa famille ».
Mme Toubal a assuré être restée aux côtés de la martyre, partageant avec elle la tâche de soigner et de secourir, jusqu’à 1960, les blessés dans les rangs des combattants algériens qui séjournaient dans cet hôpital pour soigner leurs blessures.
A cette date, poursuit la moudjahida dont la mémoire est restée intacte malgré ses 86 ans, « Meriem choisit de rejoindre la ville de Constantine et le Fida à la suite de la mort de la plupart des fedayines » de la cité du Rocher.

 »Elle m’avait dit à l’époque : quand je mourrai au combat, tu resteras en vie pour te souvenir de moi et pouvoir affirmer que Meriem est morte pour l’Algérie », raconte-t-elle en contenant son émotion.
La martyre Meriem Bouattoura, surnommée  » Yasmina « , est née le 17 janvier 1938 à N’gaous, dans la wilaya de Batna, au sein d’une famille aisée.
Elle avait poursuivi ses études primaires dans sa ville natale, avant de déménager, avec sa famille, à Sétif, après les massacres du 8 mai 1945.
Après la grève des étudiants, le 19 mai 1956, elle décide de rejoindre les rangs de la Révolution algérienne.
Elle entama sa lutte en tant qu’infirmière, aux côtés d’un groupe de ses camarades, dans les structures de santé de la Révolution, dans le nord constantinois (Wilaya II historique), avant de rejoindre, à sa demande, les Fedayin de Constantine, au début de l’année 1960, faisant preuve, lors de son combat, d’un grand courage et de beaucoup d’audace dans l’exécution des opérations et des attentats, jusqu’à ce qu’elle tombe au champ d’honneur à l’âge de 22 ans, le 8 juin 1960, aux côtés du Chahid Hamlaoui (Daoudi Slimane) lors d’un violent accrochage, à Constantine, avec les forces d’occupation.

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