L’Assemblée populaire nationale vient de franchir un cap décisif en adoptant la loi de finances 2026, un texte qui se veut à la fois ambitieux et structurant pour l’avenir économique du pays. À l’issue de la séance plénière, le président de l’APN, Brahim Boughali, a souligné que cette loi se distingue par sa capacité à concilier équilibre financier, stimulation économique et engagement profond envers la justice sociale. Selon lui, le texte reflète fidèlement la vision de l’État, celle d’un modèle de développement fondé sur la soutenabilité budgétaire et sur l’équité, garantissant ainsi la stabilité sociale tout en donnant un nouvel élan aux réformes nationales. Pour M. Boughali, cette loi n’est pas seulement une programmation budgétaire : elle est un levier central pour accompagner les transformations structurelles engagées par l’Algérie.
Le président de l’APN a mis en avant l’ampleur du budget de l’année prochaine, dont le montant dépasse les 17.000 milliards de dinars. Un effort financier considérable, à la hauteur des priorités nationales, mais qui impose également des défis majeurs en matière d’efficacité, de suivi et de rationalisation des ressources publiques. Il a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre exemplaire, notamment dans le domaine fiscal où l’élargissement de l’assiette et l’équité entre contribuables demeurent des impératifs centraux. Le volet social occupe une place essentielle dans la nouvelle loi. Boughali a rappelé que l’État continue de soutenir les catégories vulnérables, de financer les programmes d’habitat, de renforcer les secteurs de la santé et de l’éducation, autant d’engagements qui traduisent une volonté nette d’améliorer les conditions de vie des citoyens. Revenant sur la dynamique nationale, le président de l’APN a salué plusieurs décisions majeures du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, notamment l’érection de 11 circonscriptions administratives en wilayas à part entière, la mise en service prévue de la ligne ferroviaire Tindouf-Béchar dès janvier 2026, ainsi que l’exploitation du gisement de fer de Gara Djebilet au premier trimestre de la même année.
Autant de projets stratégiques qui illustrent la nouvelle orientation du pays vers la souveraineté économique et la diversification hors hydrocarbures. Boughali a également exprimé sa satisfaction quant à la volonté affichée du chef de l’État de revaloriser le Salaire national minimum garanti et l’allocation chômage, une mesure qui aura un impact direct et positif sur le pouvoir d’achat. Pour sa part, le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a souligné les nombreuses mesures incitatives introduites par la loi afin de dynamiser l’investissement, encourager l’esprit d’initiative et renforcer la compétitivité des secteurs productifs. Il a salué la qualité du travail parlementaire ayant permis d’enrichir ce texte majeur. Cette loi de finances 2026 s’impose ainsi comme un jalon déterminant dans la construction d’une Algérie plus forte, plus moderne et accélérant sa transformation économique sur des bases solides et souveraines.
R.N
