Un nouveau drame de la migration s’est produit mardi au sud de la Crète, en Grèce, où au moins trois personnes ont péri dans le naufrage d’un bateau transportant des migrants.
Selon les garde-côtes grecs, un navire relevant de l’agence européenne Frontex a pu secourir 56 passagers, tandis que trois corps sans vie ont été repêchés dans des conditions météorologiques particulièrement difficiles.
Le naufrage s’est produit à proximité de la petite île de Gavdos, balayée par de violents vents.
Les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels disparus, tandis qu’un autre bateau transportant 28 personnes avait été intercepté dans la même zone la veille.
Ces tragédies illustrent une fois de plus les risques mortels encourus par des milliers de migrants tentant de rejoindre l’Europe à bord d’embarcations de fortune.
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 1.700 migrants ont trouvé la mort ou ont été portés disparus cette année en Méditerranée et au large de l’Afrique de l’Ouest.
Malgré les opérations de sauvetage coordonnées par Frontex et les autorités locales, la pression migratoire demeure constante sur les routes maritimes, particulièrement dangereuses.
Ce nouveau naufrage ravive le débat sur la responsabilité collective des pays européens et sur l’urgence de solutions durables face à une crise humanitaire qui ne cesse de s’aggraver, entre politiques migratoires restrictives et tragédies à répétition en mer Égée.
R.I
